C.A.T.S. (Collectif Anarchiste de Traduction et Scannérisation) – CAEN et ailleurs aussi -

Brève présentation des 9 dernières publications du CATS mises en ligne en juin 2014 :

Les textes que nous publions aujourd’hui ont été scannés et passés à la reconnaissance de caractère avant d’être vérifiés et corrigés. Nous offrons ainsi des versions informatisées de ces textes afin de faciliter leur remise en circulation..

Voici la liste des textes scannés que nous (re)publions aujourd’hui :

Tout d’abord une série d’articles tirés de la revue « Autogestion et socialisme », cahier N°18-19, janvier-avril 1972, numéro sur le thème « Les anarchistes et l’autogestion ».

- Conceptions anarcho-syndicalistes de l’autogestion : Un article de René Berthier.

- Une conception scientifique du communisme libertaire – Diego Abad de Santillán :Article d’Antonio Elorza.

- Rapport du syndicat des arts graphiques de Barcelone (avril 1936) : Une brève présentation du projet communiste libertaire, influencée par les idées de Diego Abad de Santillán.

- Les collectivités espagnoles pendant la révolution (1936-1939) : Article de Violette Marcos-Alvarez.

- Enseignements de la révolution espagnole : Article de Frank Mintz.

- Une vision peu connue de la collectivisation espagnole – Munis : Quelques extraits choisis et traduits du livre de Munis « Jalones de derrota : promesa de victoria ».

Ensuite, nous publions le long texte (un petit livre en fait) de Maurice Brinton – du groupe Solidarity de Londres – intitulé « Les bolcheviks et le contrôle ouvrier 1917-1921 » qui détaille clairement, année par année, le processus politique, légal, institutionnel et répressif mis en œuvre par les bolcheviks pour étouffer les soviets et les comités d’usines. Ce texte est repris de la revue « Autogestion et socialisme », cahier N°24-25, septembre-décembre 1973.

Puis, nous mettons en ligne deux livres des années 1960, publiés aux éditions « Notre Route », liées au mouvement anar bulgare en exil, « G. Cheïtanov : pages d’histoire du mouvement libertaire bulgare » de Balkanski et « Un centenaire bulgare parle » de Nicolas Stoïnoff. Ces deux livres, parfois datés dans le style, font partie des rares et précieuses sources d’informations en français sur la situation sociale et politique de la Bulgarie, des années 1900 jusqu’au milieu des années 1920, et sur celle de l’actif mouvement anar au sein de ce pays.

Pour finir nous avons le plaisir d’annoncer la mise en ligne du premier documentaire vidéo traduit et sous-titré par le CATS. Il s’agit de « Guarda bosques : gardes forestiers, autodétermination et autodéfense à Cheran, Michoacan, Mexique ». Ce documentaire, réalisé par des habitantEs en lutte de Cheran, raconte pourquoi et comment la population, essentiellement indienne, de cette localité s’est révoltée, à l’initiative de nombreuses femmes, contre le pillage de ses ressources forestières et la destruction du milieu naturel par le crime organisé. Le maire a été chassé de la bourgade, ainsi que la police, corrompue, dont les armes ont été gardées par la population qui a organisé son autodéfense et son auto-administration.

Le serveur sur lequel le CATS est hébergé n’étant pas très puissant et risquant de planter rapidement face aux téléchargements de la vidéo, celle-ci a été hébergées sur You Tube (ici : https://www.youtube.com/watch?v=pvL-sIXY2GY). Pour accéder aux sous-titres en français, il suffit d’activer l’icone « Sous titre » en bas à droite de l’écran de visionnage.

On signale enfin également, pour celles et ceux que le sujet intéresse, la publication aux éditions Spartacus d’un livre d’Agustin Guillamon, sur Josep Rebull et l’opposition révolutionnaire au sein du POUM durant la révolution espagnole, livre traduit partiellement depuis l’espagnol par le CATS : « Espagne 1937, Josep Rebull : la voie révolutionnaire ».

Le CATS poursuit par ailleurs, cahin caha, ses activités de traduction de textes. Nous espérons être en mesure de publier une nouvelle série de textes traduits en fin d’année.

Certains textes sont dors et déjà traduits, d’autres sont en cours de traduction, d’autres traductions seront entamées et menées à bien dans les mois qui viennent.

Pas mal de textes, assez longs, restent à traduire en anglais (et aussi un peu en espagnol), on continue donc à en appeler aux bonnes volontés, ayant du temps et de la patience, pour prendre en charge certaines traductions. On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr

Merci aux personnes qui filent des coups de mains pour les traductions.

Merci de faire tourner l’information et de faire connaître notre site et les ressources qu’il contient.

Salutations anarchistes.

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TEXTE DE PRÉSENTATION DU CATS DE CAEN

Le CATS (Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation) de Caen a été crée en janvier 2011.

Nous nous proposons de traduire en français des textes écrits en anglais ou en espagnol, de scanneriser des vieux textes français imprimés qu’on ne peut pas trouver sur internet parce que personne ne les a numérisés et de réaliser des sous-titrages de documentaires militants.

Nous privilégions les textes traitant de sujets, évènements, théories, organisations peu connus en France. Traduire des textes traitant de choses sur lesquelles il existe une abondante littérature francophone n’est pas notre priorité.

Nous précisons que nous ne traduisons pas seulement des textes anars mais aussi des textes qui nous semblent intéressants d’un point de vue anar et subversif : textes communistes de conseils, situs, féministes etc…

Le CATS regroupe principalement des militantEs et sympathisantEs anarchistes mais pas uniquement. Des personnes qui ne sont pas anars ont décidé de nous aider à réaliser des traductions et nous nous réjouissons de leur participation.

Le CATS est évidemment indépendant de tout parti, syndicat ou institution.

Son fonctionnement est autogéré au cours de réunions collectives apériodiques.

Les traductions, sous-titrages, scannerisations réalisées sont mises à disposition en téléchargement libre sur le site du collectif : http://ablogm.com/cats/

Ces textes sont librement diffusables et reproductibles. On se contente de demander d’indiquer l’origine de la traduction, à savoir le nom et la localisation de notre collectif.

Les débuts du CATS seront modestes mais, avec le temps et les efforts de ses participantEs, nous espérons pouvoir traduire, diffuser et communiser une quantité importante de textes. Nous concevons notre activité dans la longue durée.

On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr

INFORMATION COMPLÉMENTAIRES :

Quelques principes de base ont été définis:

– Les traductions sont publiées de manière anonyme.

– On traduit pour l’instant des textes en anglais et en espagnol car on peut les vérifier, ce qui n’est actuellement pas le cas pour d’autres langues plus rares. Cet état de fait actuel pourra évoluer avec le temps.

– On va commencer par traduire des textes assez courts, histoire de se (re)mettre dans le bain en douceur et d’étoffer assez rapidement le site. Par la suite, on traduira sûrement quelques textes plus longs, voire quelques brochures…

– ChacunE choisit ses textes en fonction de ses envies, disponibilités, niveau de maîtrise de la langue…  Pas de travail imposé.

– On s’engage seulement sur un long texte ou bien 2-3 textes courts au maximum, c’est à dire sur des objectifs ponctuels et limités. Par contre, si on s’engage à traduire un texte et qu’après un délai raisonnable, on n’a pas commencé, le texte pourra éventuellement être repris par quelqu’un de plus disponible, le but est d’éviter de plusieurs textes restent en suspens pendant des lustres parce que des gens ont eu les yeux plus gros que le ventre… Bref on essaye de ne pas s’engager sur des choses qui peuvent être difficilement tenables en terme de charge de travail ou de niveau de maîtrise de la langue…

– On essaye de se mettre en relation avec d’autres collectifs de traduction dont on peut avoir connaissance de l’existence afin d’éviter des traductions en double (perte de temps et d’énergie pour tout le monde).

– On informera régulièrement le mouvement anar francophone de la mise à disposition de nos nouvelles traductions (celles récemment réalisées, celles en cours et celles prévues à un peu plus long terme) via de courtes annonces comportant les titres des textes et un résumé, en quelques lignes, du contenu de ceux-ci.

Nous avons également discuté de quelques règles méthodologiques qui nous semblent relever du bon sens concernant les traductions:

– D’abord, évidemment, on vérifie systématiquement qu’il n’existe pas déjà une traduction des textes qu’on souhaite traduire…

– On féminise les traductions sauf lorsqu’il est évident que les mots concernent uniquement des hommes dans le contexte de la phrase ou du paragraphe.

– Chaque texte traduit sera vérifié/corrigé/annoté par une deuxième personne (recherche des fautes d’orthographe, proposition de créer des notes explicatives, propositions de traduction plus fluide de certaines phrases, détection d’éventuels contresens ou approximations etc…). Les gens bosseront donc en binôme au moment de la finalisation de la traduction. ChacunE choisira son binôme au coup par coup en fonction des disponibilités, affinités, centres d’intérêts…

– On n’hésitera pas à ajouter de la ponctuation (des virgules ou des points) pour fluidifier/alléger/raccourcir certaines phrases trop longues ou alambiquées. L’important pour nous n’est pas tant la forme littérale que le fond et ses nuances éventuelles.

– Nous ajoutons éventuellement de courtes notes explicatives aux traductions si certains points du texte s’avèrent trop « obscurs » (référence/allusion à des évènements méconnus en France, référence/allusion théorique risquant d’être trop pointue pour unE néophyte…). Une précision/information peut parfois aussi directement être intégrée dans la phrase (entre 2 virgules ou entre parenthèse) si elle tient en quelques mots. Dans ce cas là mieux vaut ne pas s’embêter à faire une note séparée qui complique la lecture.

-Les titres de livres et de journaux sont soulignés. La première fois que ces titres apparaissent dans le texte, une parenthèse est créée dans laquelle le titre est traduit en français, s’il apparaît ensuite à d’autres reprises dans le texte, il est laissé dans sa langue originelle.

– Concernant les sigles: lorsqu’un sigle apparaît pour la première fois, une parenthèse est créée où ce sigle est explicité dans sa langue originelle si le texte ne l’explicite pas directement, puis traduit en français. Si le sigle réapparaît ensuite dans le texte il est maintenu dans sa langue originelle.

Exemple: le sigle SWP apparaît dans un texte pour la première fois sans que son sens soit explicité : dans ce cas on ouvre une parenthèse comme suit (Socialist Worker Party, Parti Socialiste Ouvrier, et en plus si besoin est on peut ajouter comme info complémentaire, organisation trotskiste).

– Les noms de lieux et de personnes sont, par facilité, en général, laissés tels qu’on les a trouvés dans les textes qu’on a traduit.

– Des numéros de page seront intégrés aux traductions réalisées.

– La source des textes qui sont ensuite traduits doit dans la mesure du possible être indiquée. Genre : « Texte en anglais trouvé sur le site internet Libcom » avec l’adresse internet du site et son titre originel en anglais (ou espagnol). On indiquera également l’année de publication du texte si on la connaît et la date de la traduction réalisée.

Bonne lecture.