20 août
2010
Près de 300 caméras dans le Calvados
Près de 300 caméras dans le Calvados

Quatorze villes auraient déjà recours aux caméras de surveillance. Mais Cabourg est la seule à avoir une approche globale de la « vidéoprotection ».
Seulement, comme Argences, quasi pionnière en la matière (dès 2007), la plupart les emploient avec parcimonie. Le plus souvent, les objectifs sont seulement braquées sur un gymnase, une école ou un bâtiment public, de type bibliothèque. Après, c’est selon les particularités de chacun : gare maritime (et camping) à Ouistreham, château à Falaise, cité U à Caen et Hérouville… Ou bien la décision émane des communautés de communes, comme à Évrecy et Dozulé.
D’après la préfecture, Caen et sa municipalité socialiste ne veulent pas entendre parler de « vidéoprotection ». Pour autant, la capitale concentre plus de la moitié des caméras publiques recensées dans le département : 286 officiellement au total, même si Ilham Montacer, directrice du cabinet du préfet, précise que ce chiffre n’est pas forcément « exhaustif ». Une bonne centaine, tout du moins à Caen, puisqu’on en compte 72 sur les campus (Crouss, restaurants et cités U), 27 au stade d’Ornano, 17 pour le réseau bus et trams, 9 à la patinoire, 3 à l’aéroport de Carpiquet…
13 caméras bientôt à Trouville ?
Parmi les autres grandes villes, ni Vire, ni Mondeville, Ifs ou Lisieux n’ont franchi le pas. Bayeux a envisagé le dossier, avant de se raviser l’an passé. Ailleurs, certaines approches ont été classées sans suite à Luc-sur-Mer, Ranville ou Démouville. Quatorze communes seraient équipées de caméras de surveillance, et Trouville pourrait être la quinzième sur la liste. Cet hiver, son maire avait ce propos assez croustillant, en rappelant que ses Planches n’étaient pas seulement fréquentées par des « couples légitimes », ce qui risquait d’en dissuader quelques-uns. Mais l’installation de 13 caméras y est en projet.
Trouville est un cas intéressant. C’est grâce aux caméras du casino qu’a été confondu l’incendiaire de la poissonnerie. Et sur la Côte fleurie, nombreux sont les maires à regarder de près le plan d’aide du gouvernement (20 à 50 % de l’investissement). Investissement et fonctionnement compris, le coût d’une caméra avoisinerait les 4 000 € par an.
Posté par crep dans Urbanisme sécuritaire | Aucun Commentaire »








