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L’art de la traduc pour les nul-le-s

Pour les vacances, vous voulez affiner votre polyglossie en traduisant tout plein d’articles trouvés sur la toile. Des articles intéressants que vous voulez faire connaître à vos camarades francophones, ou alors des nouvelles du coin que vous voulez faire partager à celles-ceux qui ne bitent pas le franchouillard ?

Il n’est pas nécessaire d’être parfaitement bilingue pour s’essayer à la traduction. Avec un minimum de rigueur et de patience, ce n’est jamais du temps perdu. Premièrement parce que vous aurez progressé dans votre maîtrise d’une autre langue, et puis aussi parce que même si votre travail n’est pas parfait, personne n’exige qu’il le soit. Le/la lecteur/trice de la langue de sortie sera toujours indulgent-e.

Comment faire ?

Il y a deux façons. Je préconise la première pour les débutant-e-s, la seconde pour celles/ceux qui ont plus de bouteille.

La méthode free-style control (rapide, textes simples)

Cette méthode permet d’aller vite, mais au détriment certain de la qualité sémantique.

- copier le texte dans Google traduction
- ouvrir une autre fenêtre d’un dictionnaire
- corrigez les fautes en vous aidant du dictionnaire, en reformulant de la façon que vous jugerez la plus pertinente.

Si vous parlez une troisième langue

- traduisez le texte dans les deux langues dans Google traduction, et compilez ce qui vous semble intelligible.

Bon à savoir : la traduction d’une langue vers l’anglais est meilleure que vers une autre langue. Les erreurs que vous aurez en traduisant un texte du français au grec sont dues à 90 % parce qu’il passe par l’anglais. Concrètement :

Français -> Grec
= Français -> Anglais puis Anglais -> Grec

 

La méthode maso (longue, textes complexes ou subtils)

Cette fois vous allez mettre 3 heures par page, mais vous progresserez sensiblement et vous collerez mieux au sens originel.

- munissez-vous d’un dictionnaire unilingue dans la langue de départ et d’un bilingue, de papier et d’un crayon
- éloignez impitoyablement de vous toute source distractive (musique, bouffe, copains/ines, Internet…)
- traduisez mot à mot, phrase par phrase.

 

Ces deux méthodes vous permettent de traiter 80 % du travail. Invariablement, vous serez confronté-e à deux problèmes :

Il n’y a pas de mot en français pour décrire le concept dans l’autre langue.

Faites une périphrase. Exemple : Yakamoz (turc) = reflet de la lumière de la lune sur l’eau de la mer

Faites en sorte que ce soit quand même intelligible ; n’oubliez pas qu’un mot prend sens dans son contexte. Ainsi, il se peut que votre yakamoz ne soit que « lueur ».

 

Je ne comprends vraiment pas.

Demandez de l’aide à quelqu’un, ou poursuivez la traduction du texte jusqu’à la fin. Une reformulation de l’idée ailleurs dans le texte peut vous mettre la puce à l’oreille.

 

Au boulot !

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Cléopâtre

C’est souvent compliqué de décrire et d’expliquer un tableau néoclassique quand on a pas été baigné dans les humanités anciennes.

Pourquoi Cléopatre toise César comme ça ? Elle fait la gueule ? Elle a pas l’air grande (je dirais 1m65), mais l’effet de perspective est trompeur. Si le point de vue était plus haut, que verrait-elle ? César, qu’elle fixe de biais, ou autre chose, hors champ ?

Que fout ce tapis froissé par terre, trainé par un serviteur ? Quel est son statut ? Pourquoi semble-t-elle le retenir ?

Que dit César ? Il a l’air sûr de lui, presque condescendant, il explique ou négocie quelque chose. C’est un latin qui parle avec les mains. Montrer sa paume de face, fait-il un mouvement d’apaisement, ou remet-il les choses à leur place ? Ce geste en Grèce aujourd’hui est l’équivalent d’une insulte.

Il écrit quelque chose, il a un stylet. Ou peut-être pas, il s’avère que César était gaucher, or là le stylet est dans sa main droite.

Quatre personnes derrière. Ils regardent plus ou moins franchement Cléopatre, pourquoi ? Sont-ils dérangés, coulent-ils des regards envieux sur l’impératrice ?

Elle est belle, toutes ces courbes suggèrent la douceur et une certaine légèreté qui contraste avec la lourdeur de tout le reste. L’esclave accroupi, les colonnes de pierre et l’amphore derrière, l’obscurité, les hommes assis, le tapis froissé. Cléopâtre a quelques curiosités anatomiques : ses avants-bras sont exagérément longs, la courbe entre le pied et la jambe est assez convexe. Elle a le pied grec, fatalement (le gros orteil n’étant pas plus grand que l’index), pas surprenant selon les canons classiques. Ses cheveux noirs sont tressés, elle porte un diadème et une tenue dont le port est sans doute réservée aux espace privatifs.

La posture et la position des personnages révèlent leur statut. César trône, les hommes assis en groupe, ils discutent. L’esclave est plus bas qu’assis, mais Cléopatre est debout. Elle domine les hommes en plus de dominer l’esclave. Elle domine aussi le tapis, qui n’est pas là sans raison.

Tout le monde se regarde, mais personne ne parle.

Cléopatre a été mariée successivement avec Ptolémée XIII et Ptolémée XIV, qui sont ses frères. Ces deux mariages sans postérité sont suivis par une relation avec César, ils auront un enfant, Ptolémée XV dit Césarion (qui sera assassiné adolescent par Auguste). Ils sont bien amants, mais non mariés (moi j’en sais rien pourquoi, je suis pas historien). César sera assassiné en -44, on le sait, par son fils adoptif Brutus. Cléopatre sera par la suite mariée à son successeur Marc Antoine, avec qui elle aura 3 gamins.

 

 

Jean-Léon Gérôme, Cléopâtre et César, 1866

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Plus qu’un an…

… avant le 1er tour des présidentielles.

Il convient de commencer par la décharge, classique, qui est de rappeler qui ni le système Etat-capitalisme, ni les candidats, ni les électeurs d’ailleurs ne sauraient être ou faire des solutions aux problèmes divers et variés dont nous sommes les victimes écrasées.

Et que de toute façon, que ce soit l’un ou l’autre, ça importe peu.

Mais malgré l’attitude de dédain en vigueur de l’étiquette comportementale de mon environnement social et mental un peu libertaire, du moins très loin à gauche et plus noir que rouge, ça me fascine.

J’avoue que je suis de près la « politique politicienne », je consulte quasi-quotidiennement la presse spécialisée de tous les camps pour voir le dernier lapsus, le dernier potin, la dernière facture non-payée. J’ai lu plusieurs fois les pages Wikipédia de dizaines de ministres, députés, éminences grises, PDG et autres lobbystes. Avec la même curiosité inquiète avec laquelle je voyais quand j’étais mioche se décomposer un hérisson mort au bord de la route.

Régulièrement, on va toujours plus loin dans la cupidité, l’arrogance et le mépris.

Ce serait un genre de pornographie politique où tout les 5 ans on mesure qui a la plus grosse, ce serait d’une puissance symbolique tellement forte qu’on en ferait le chef de 65 millions de gens au moins pendant 5 années, et que ce serait normal.

Alors, je pose ça comme presque acquis, nous allons changer de chef d’Etat dans 1 an.

J’entends les premiers paris, assez souvent, pas tant par défi que par consternation, j’entends « un second tour Strauss-Kahn et Le Pen ».

Parmi les candidats, c’est encore très flou. Je me demande si l’UMP résistera à ses courants internes, ça c’est pas sûr. Je pense que Sarko se représentera, et qu’il se plantera superbement comme VGE il y a trente ans.

Voilà ce qui, à mon avis, pourrait être résumé dans 1 an dans la presse spécialisée :

Candidats

DROITE

Marie Anne Perrine LE PEN (avocate) : après sa politique d’habituation et de normalisation du Front national, passant d’un parti marginal à celui d’un parti de droite eurosceptique conventionnel revendiquant 64 000 adhérents, elle est certainement la candidate la plus populaire de la droite, en ayant à sa gauche saigné l’UMP de ses cadres (Novelli, Devedjan, Wauquiez, Boutin, Hortefeux…) et se son électorat. Fortes chances d’arriver 1ère au premier tour.

Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA (avocat) : son bilan désastreux, tant en politique intérieure (révoltes des banlieues d’octobre 2011, chômage, tuerie de Mayotte, grèves…) qu’extérieure (embourbement en Libye, rapports avec l’Allemagne) aura certainement raison de lui dès le premier tour. La démission de Fillon, l’effondrement de l’UMP et la constitution d’un gouvernement instable mêlant des cadres du FN et de l’aile centriste concluent tristement le mandat mouvementé de celui qui se désigne comme « à l’initiative du plus grand mouvement de modernisation qu’ait connu la France ».

Dominique GALOUZEAU de VILLEPIN (diplomate) : demeuré assez discret mais intact dans l’inconscient collectif depuis son engagement contre la guerre en Irak, un peu terni par le mouvement anti-CPE et 5 ans de traversée du désert, ses interventions médiatiques et son alliance avec Dupont-Aignan peuvent le créditer de presque 10% des intentions de vote, s’il arrive à faire voter les restes de la droite gaulliste et eurosceptique, population âgée aujourd’hui.

François FILLON (avocat) : profitant de sa popularité et du soutien des personnalités opportunistes de la droite libérale, il démissionne avec fracas de la tête du Gouvernement en septembre pour se lancer en campagne. Il fait alors valoir son rôle inhibiteur et raisonné devant un Sarkozy impulsif, il joue la carte traditionnelle du candidat de droite rural, en proposant un programme et une forme très chiraquiens. Son europhilie peut cependant lui faire perdre quelques points.

Jean-Louis BORLOO (avocat) : seul centriste revendiqué, tentant maladroitement d’unir les restes de l’électorat MoDem, les radicaux et la partie écolo de l’UMP, son manque de clarté et l’incident de la braguette le mettent à mal dans les sondages.

François René Jean Lucien BAYROU (enseignant) : n’a pas réussi à réunir les 500 signatures, vraisemblablement à cause de l’affaire du haras des chevaux de Moubarak.

Eva JOLY (juge d’instruction) : après que le vide fut fait autour d’elle (assassinat de Nicolas Hulot en janvier), elle est la seule écologiste proclamée mais reste démunie alors que tous les autres candidats affirment faire de l’écologie un point central de leur campagne. Elle perd certainement les voix de gauche après les critiques de Besancenot sur le gaz de schiste.

Dominique Gaston André STRAUSS-KAHN (enseignant et haut-fonctionnaire) : ratisse de la droite antisarkozyste au front de gauche, le vainqueur des primaires socialistes en donné grand favori de ce 1er tour. Les attaques permanentes des candidats d’extrême droite galvanisent les militants socialistes qui font craindre un « nouveau 2002″.

Jean-Luc MELENCHON (enseignant) : l’exigosité de son espace politique, entre le PS et le NPA l’empêche de prendre des positions tranchées. Sa candidature séparée d’un front de la gauche radicale unie peut être un risque tant pour lui que pour Besancenot. Ses positions à l’égard de la répression dans le Turkestan chinois peuvent lui être préjudiciables.

Olivier BESANCENOT (agent de distribution) :  la montée de la grogne sociale le crédite de 8 % d’intentions de vote, notamment dans la fonction publique. Seul candidat de gauche eurosceptique, ses consignes de vote peuvent jouer sur le second tour.

 

 

Quelques jours plus tard…

 

Il fait une chaleur étouffante dans les locaux de France 2. David Pujadas continue de donner la parole aux envoyés spéciaux à Lyon, Paris, Bordeaux, puis fixe l’horloge. Arlette Chabot feint l’impassible, Duhamel remue la jambe. 19h58. Des messes basses derrière la caméra : la moitié des journalistes de la rédaction sont sur les sites d’information suisses et belges publiant les sondages de sortie des urnes. C’est trop serré, on ne sait pas. Pujadas compte. L’animation est lancée. Jingle.

LE PEN : 27, 79
STRAUSS-KAHN : 25,81
FILLON : 19,37
JOLY : 7,12
BESANCENOT : 6,42
SARKOZY : 4,98
BORLOO : 3,13
VILLEPIN : 3,01
MELENCHON : 2,37

Abstention : 21 %

Pujadas, peu surpris « énorme surprise, Strauss-Kahn battu par Le Pen, et le président sortant avec moins de 5%… »

 

J’adorerais.

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Keratéa I

Une ville moyenne, Keratéa (Kερατέα), dans le nome (département) de l’Attique orientale. Nous sommes à une quarantaine de kilomètres au sud d’Athènes, la capitale régionale de l’Attique.

Près de 7 500 habitants en ville, 12 000 dans l’aire urbaine. Presque comme Bayeux.

Il y a une plage réputée. Le ciel est d’un bleu insultant, tout est beau.

C’est une ville d’une taille importante pour un pays rural comme la Grèce, mais qui aurait pu rester dans l’anonymat discret de l’immensité du nombre de ces coins perdus dont on se fout merveilleusement de l’existence. En particulier dans un pays dont la langue, perçue à tort comme difficile, rend aventureuse l’information hors des canaux des médias de masse francophones ou anglophones. Pour s’informer sur la Grèce de manière critique et sérieuse, il n’y a pas 36 solutions : si les Grec-que-s n’écrivent pas d’emblée en anglais (qu’ils n’aiment pas trop), il faut sortir le dictionnaire et Google traduction, avec un café et quelques heures.

Pourtant, Keratéa est depuis presque 6 mois le lieu d’une lutte acharnée, qui rend admirati-ve-fe-s celles et ceux qui la font vivre et qui la suivent. Il faut savoir ce qu’il s’y passe.

Voici quelques articles et quelques photos pour comprendre ce qu’il s’y passe et pourquoi ça dure. Et pourquoi ça marche.

Voici la traduction des articles d’Indymédia Athènes sur Keratéa, dans l’ordre chronologique.

 

1er juin 2010 : ACCIDENT DU TRAVAIL À LA DΕΗ (équivalent d’EDF) DE KERATEA

Un ouvrier conducteur de pelleteuse âgé de 49 ans a été retrouvé mort ce matin sur un chantier de la DEH sur l’avenue du Laurion.

Cet ouvrier de 49 ans était parti la veille au matin au chantier, mais n’est pas rentré chez lui, alertant sa famille. Finalement, à 3 heures du matin, son frère l’a retrouvé coincé dans la machine. L’enquête de cet évènement tragique est en cours.

Source : http://www.enet.gr/?i=news.el.ellada&id=168314

Εργατικό δυστύχημα στη ΔΕΗ στην Κερατέα

Νεκρός εντοπίστηκε σήμερα τα ξημερώματα ένας 49χρονος χειριστής ερπηστριοφόρου μηχανήματος σε εργοτάξιο της ΔΕΗ που βρίσκεται επί της λεωφόρου Λαυρίου, στην Κερατέα.

Ο 49χρονος εκτελούσε εργασίες χθες το πρωί στο εργοτάξιο, αλλά δεν επέστρεψε στο σπίτι του, γι αυτό οι συγγενείς του άρχισαν να τον αναζητούν. Τελικά, σήμερα στις 3:00 τα ξημερώματα τον εντόπισε καταπλακωμένο από το μηχάνημα ο αδελφός του. Για το τραγικό συμβάν διενεργείται προανάκριση[...]

 

Je ne sais pas si cette brève a un lien de causalité direct avec celles qui suivront. Peut-être.

 

11 décembre 2010 : KERATEA EN GREVE

Tôt ce matin les CRS [MAT en grec, ndt] ont massivement envahi Keratea.
La ville est occupée.

Après que le secrétaire d’Etat imposât par la force son « ébauche » pour la gestion des ordures dans l’Attique, il n’y a désormais d’arguments que la force brute. Les habitants de Keratea et de la région sont sur les barricades. Les « responsables » ont essayé d’impressionner la municipalité et les habitants. C’est le week-end, samedi matin, le temps est mauvais, on aurait imaginé que ça se passe facilement. Ils n’ont pas compris que cette lutte n’est pas seulement celle du maire, c’est celle du peuple, ils ne comprennent pas que ce peuple là était, est et sera prêt, et qu’ils trouveront un front devant eux contre la décharge [XYTA, Χώριον Υγειονομικής Ταφής Απορριμμάτων, littérallement Trou municipal hygiénique d'ordures, ndt]. C’est à chaque citoyen de réagir. Cette affaire ne concerne pas seulement Keratéa, mais toute l’Attique. TOUS A KERATEA ! TOUS DANS LA LUTTE !

Η ΚΕΡΑΤΕΑ ΥΠΟ ΚΑΤΑΛΗΨΗ

Νωρίς το πρωί ισχυρές δυνάμεις ΜΑΤ εισέβαλαν στην Κερατέα.
Η Κερατέα είναι υπό κατάληψη.

Μετά το Γραμματικό το Κράτος επιβάλλει δια της βίας τον αποτυχημένο « σχεδιασμό » του για την διαχείριση των απορριμμάτων της Αττικής. Όταν δεν υπάρχουν επιχειρήματα, τότε χρησιμοποιείται η ωμή βία. Οι κάτοικοι της Κερατέας και της ευρύτερης περιοχής είναι στις επάλξεις. Οι « αρμόδιοι » προσπάθησαν να αιφνιδιάσουν την Δημοτική Αρχή και τους πολίτες. Μεταβατική περίοδος είναι, Σάββατο πρωί είναι, κακοκαιρία έχει, θα περάσουν εύκολα σκέφτηκαν. Δεν κατάλαβαν ότι αυτός ο αγώνας δεν είναι υπόθεση του Δημάρχου μόνο, είναι του λαού, δεν κατάλαβαν ότι ο λαός της Κερατέας ήταν είναι και θα είναι σε ετοιμότητα, δεν κατάλαβαν ότι θα βρουν μπροστά τους ένα μέτωπο ενάντια στους ΧΥΤΑ τους. Κάθε ελεύθερος πολίτης πρέπει να αντιδράσει. Δεν είναι υπόθεση μόνο της Κερατέας, αλλά όλης της Αττικής. ΟΛΟΙ ΣΤΗΝ ΚΕΡΑΤΕΑ! ΟΛΟΙ ΣΤΟΝ ΑΓΩΝΑ!

Εργατικό δυστύχημα στη ΔΕΗ στην Κερατέα

από Γούτα Νίκο 8:55πμ, Τρίτη 1 Ιουνίου 2010
θεματικές: Εργατικοί Θάνατοι

Νεκρός εντοπίστηκε σήμερα τα ξημερώματα ένας 49χρονος χειριστής ερπηστριοφόρου μηχανήματος σε εργοτάξιο της ΔΕΗ που βρίσκεται επί της λεωφόρου Λαυρίου, στην Κερατέα.

Ο 49χρονος εκτελούσε εργασίες χθες το πρωί στο εργοτάξιο, αλλά δεν επέστρεψε στο σπίτι του, γι αυτό οι συγγενείς του άρχισαν να τον αναζητούν.

Τελικά, σήμερα στις 3:00 τα ξημερώματα τον εντόπισε καταπλακωμένο από το μηχάνημα ο αδελφός του.

Για το τραγικό συμβάν διενεργείται προανάκριση[...]

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Transverbération de Sainte Thérèse

« J’ai vu dans sa main une longue lance d’or, à la pointe de laquelle on aurait cru qu’il y avait un petit feu. Il m’a semblé qu’on la faisait entrer de temps en temps dans mon cœur et qu’elle me perçait jusqu’au fond des entrailles; quand il l’a retirée, il m’a semblé qu’elle les retirait aussi et me laissait toute en feu avec un grand amour de Dieu. La douleur était si grande qu’elle me faisait gémir; et pourtant la douceur de cette douleur excessive était telle, qu’il m’était impossible de vouloir en être débarrassée. L’âme n’est satisfaite en un tel moment que par Dieu et lui seul. La douleur n’est pas physique, mais spirituelle, même si le corps y a sa part. C’est une si douce caresse d’amour qui se fait alors entre l’âme et Dieu, que je prie Dieu dans Sa bonté de la faire éprouver à celui qui peut croire que je mens. »
(La Vie de sainte Thérèse de Jésus (1515-1582) Chapitre XXIX, 17e partie)
Olé !

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Üne tranşe dö türk ?

J’ai appris ça au lycée pour tenter maladroitement d’émerveiller les brunasses türkiformes merveilleuses de l’Orne orientale.

Sevdan beni

Terketmedi sevdan beni,
Aç kaldım, susuz kaldım,
Hayın, karanlıktı gece,
Can garip, can suskun,
Can paramparça…
Ve ellerim, kelepçede,
Tütünsüz uykusuz kaldım,
Terketmedi sevdan beni…

Ahmed ARİF

Le turc est très compliqué à traduire. Ni langue latine, ni langue germanique, ni langue sémitique, ni langue slave, elle n’est même pas indo-européenne. Le turc est une langue ouralo-altaïque, qui prend ses racines en Asie continentale, là où les humains se tiennent debout sur leur monture en galopant dans les reliefs fermes et féminins des steppes, entre la yourte et les rivières.

Le turc s’écrit en latin, de gauche à droite, mais pour se traduire il faut le lire de droite à gauche. Ce qui ressemble à un mot est parfois un radical suivi par 3 ou 4 suffixes. Toutes les fonctions grammaticales, toutes les conjugaisons sont des suffixes. Le verbe être est à peine sous-entendu. Les genres sont inexistants.

Ca donne au turc une concision et une profondeur de sens particulières. La poésie turque ne laisse pas indifférent quand on peut la lire en turc.

Le turc écrit est une belle langue, alors une Turque qui parle en turc…

Neee güzeeel buu

C’est sublime hein ? Quand j’en trouve à Carrefour, je les suis rien que pour les écouter. Je sais c’est pervers, mais c’est si joli… Je vous dis pas mon état quand j’étais à İstanbul en 2009.

Alors au lycée je déclamais mes turqueries à toute brune ténébreuse voulant m’entendre.

 

Je tente une traduction littérale pas trop moche.

Ton amour à moi

Ton amour ne m’as pas quitté,
Je suis resté affamé, assoiffé,
Sombre, ténébreuse nuit,
Vie étrange, vie silencieuse,
Vie en morceaux…
Et mes mains, dans les menottes,
Je suis resté sans tabac et sans sommeil
Ton amour ne m’as pas quitté

 

 

 

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Non-développé

Roh, moi j’ai envie d’un jardin, d’une maison en pierre. Pas grande. Pour seules richesses, un âne, un lit, une commode, un four à bois de type Rosières 1953 multifonction qui fait plaque de cuisson-four-sèche-linge-chauffage central. Quelques poules, un mulet (soyons fous).

Et qu’on soit deux, avec une merveilleuse qui en veut autant.

 

Et tout ça dans un petit village, dans une petite vallée, un repli intime du coteau de la rive gauche de Garonne.

Où que c’est exposé ouest-sud-ouest, et où tout pousse en avance. Les coings, les tomates, les haricots.

Pas de radio, pas de télé, pas de portable, pas internet (ou si peu), un vieux téléphone fixe à cadran dans un coin, quelques livres. Quelques virées en ville.

Une flûte.

La source est à côté.

Et le soir on se vautrerait dans le canap, on aurait fait des frites, il y aurait de la bière, un peu de musique.

L’automne, on rentrerait du bois, on ferait pousser des citrouilles de fou.
L’hiver, on ferait presque rien.
Le printemps, on ferait presque tout.
L’été sous l’arbre avec des olives, un peu de Ricard mais pas trop. Avec un glaçon.

On aurait raison.

ça déchire

 

 

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Le débat sur le nucléaire

Ce soir il y avait une projection-débat de nos ami-e-s du CRAN. La projection du film-documentaire Le Sacrifice.

Bon.

Il y avait la projection, le témoignage des liquidateurs. Ensuite, le témoignage de la femme du liquidateur mort. Et puis des images. Un film pas très long, qui apporte une quantité d’information modeste, mais au moins qui transmet les mots des femmes et des hommes concerné-e-s et meurtri-e-s par un accident survenu, et perçu, à tort, il y a longtemps, et loin.

Je me suis chargé comme d’habitude de la manipulation torcheculative (mon correcteur d’orthographe informatique renâcle à considérer ce joli mot comme correct, je l’emmerde)(papes de l’hypercorrectivité orthographique je vous fiste à la coloquinte) torcheculative donc la manipulation du DVD, de l’image, du son et de la lumière.

Le film se termine.

Assis avec les autres, j’ai presque eu du mal à perturber le quasi-recueillement méditatif, inquiet, angoissé, ému, transi, dubitatif, du moins marqué de l’audiospectoire. Je finis par me décider, je descends les marches, arrête la machine et remet la lumière progressivement.

Les regards sont presque fuyants.

Un silence.

Les discussions commencent.

Je n’appellerai pas ça débat. Je connais déjà celles et ceux qui sont là, celles et ceux qui ne peuvent pas se saquer, celles et ceux qui ont des identités de vues plus ou moins complètes, celles et ceux qui de toute façon n’interviendront pas, et puis celles et ceux qui s’en foutent mais qui sont là.

Bien évidemment, un consensus (artificialisé par la spécificité du public) se dégage pour affirmer que le nucléaire est un problème, au moins une grosse merde dont on est pas prêt-e-s de se passer.

Le débat, c’était un ou deux social-démocrates qui avaient le malheur d’être politiquement à la droite d’un nombre certain de personnes estampillées sauce anarcho-libertaire.

Donc pendant près de trois quarts d’heure, les interventions assez désordonnées rentraient à peu près dans les thèmes suivants :

- information sur le nucléaire en France et au Japon
- contexte capitaliste (dont étatique et militaro-industriel), où au moins un intervenant logorrhéique défendait une position pro-capitaliste, car pro-développement, tout en soulignant le caractère absurde du nucléaire.

Et ça bloquait stupidement là.

Je voyais à l’autre bout du rang le dézingueur libertaire aligner sur une feuille une démonstration puissante pour démonter le nounours rose bonbon. C’était ma seule bonne impression de la soirée.

Et puis, déçu, je me suis barré.

Je voulais attendre un débat sur les perspectives de lutte.

Parce que niveau information, je suis déjà au clair depuis pas mal d’années. Quand j’étais au collège, j’avais déjà lu tout ce que la bibliothèque contenait de bouquins sur le sujet. Je connais la centrale nucléaire de Golfech depuis toujours, je l’ai même visitée avec ma grand-mère quand j’étais mioche.

La centrale fait presque partie de la famille, ma mère avait 12 ans quand elle a participé aux énormes manifestations en 79 contre la construction de la centrale.

Depuis, elle est là. La maison familiale, les villages ancestraux sont dans la « zone létale ». Les pastilles d’iodes sont dans le placard de la cuisine.

C’est un repère puissant du paysage. On la voit de très loin, surtout l’été, quand le ciel et dégagé et qu’on voit les panaches de vapeur.

Il y a la centrale, et aussi le canal de dérivation de la Garonne qui vient la refroidir. Il y a la manne des taxes professionnelles locales, qui donnent aux villages environnant la centrale un dynamisme faux. J’imagine que comme dans le nord Cotentin, l’existence de la centrale fait l’unanimité dans la mafia élective locale des radicaux de gauche (qui tiennent le Tarn et Garonne).

C’est la seule activité économique du secteur. Tout le reste, c’est les paysans, et l’axe économique du couloir formé par la N 113 (qui relie Bordeaux à Toulouse) dans la plaine de la Garonne n’est qu’une vaste friche industrielle. La population augmente, certes, des vieux qui font construire des petits pavillons de merde Loi de Robien  à tire larigot.

La Normandie est industrielle depuis longtemps. Le sud-ouest ne l’a jamais été, c’est, au moins autant que pour la Normandie, le martyr de l’aménagement du territoire étatique.

EADS à Toulouse, les centrales de Golfech et du Blayais, la nouvelle ligne TGV, le maïs de la PAC, les autoroutes…

Le Larzac, l’Auvergne, la Lozère d’aujourd’hui sont un peu le sud-ouest d’hier.

Enfin… bon, le nucléaire a fini par s’intégrer et s’enraciner dans le paysage et les esprits, aussi sûrement que la Garonne et les coteaux.

Le fait nucléaire est compliqué, entre autres, à cause des échelles de perception.

La centrale.
L’espace d’exclusion.
L’espace de contrôle.
L’espace de peur.
L’espace de déconcentration de radionucléides : dans l’air, dans la mer, dans les sols…
L’espace de concentration : dans les creux de vallée…
L’espace de demande énergétique.

On va du champignon biélorusse à l’intégralité de l’atmosphère.

Les acteurs sont les grands propriétaires et les États.

Tout le monde est concerné.

Le nucléaire est un fait social et spatial total.

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Sortir de l’accumulation

D’après les quelques choses que j’ai pu comprendre lors de ma modeste expérience de réflexion critique dans les sciences sociales, le comportement clé de la société moderne, du capitalisme, est l’accumulation.

L’accumulation de capital. De terres, de monnaie, de forces coercitives, et, grande nouveauté, du capital social avec les nouveaux « réseaux sociaux » virtuels de type Facebook, et sa conception comptable de l’amitié.

Des sociétés ne connaissent pas l’accumulation. Ce sont celles dont le modèle d’économie politique ne repose pas sur le surtravail, le profit, la rente ou la croissance (qu’on appelle de plus en plus « développement »). On les appelles « sociétés primitives », car « peu développées » (évidemment). C’est celles d’Afrique précoloniale ou d’Amazonie par exemple. Là où les espaces et les ressources naturelles sont limités.

Alors voilà, nous sommes aujourd’hui dans une ville du XXIème siècle, nous avons toujours connu l’accumulation, nous l’avons intégré et placé au sommet des échelles de valeur.

L’agriculteur qui accumule les terres est puissant.

L’actionnaire qui entasse les dividendes a indéniablement réussi sa vie.

La lycéenne qui a 649 amis sur Facebook est éloignée de l’isolement.

Même le syndicaliste (parfois critique) s’enorgueillit intérieurement de l’immense réseau social militant dans lequel il s’intègre, ça le rassure, il n’est pas seul.

J’irai même jusqu’à dire que la communauté libertaire de Caen partage un capital social et culturel indéniable ; le néophyte pour s’intégrer ayant à lire (Makhno, Clastres, Coupat, …) et étendre beaucoup ses relations pour être intégré, connu et reconnu.

Et même si dans ces réseaux le nouveau ne connaîtra pas vraiment de brimades, il les craindra d’abord.

Aussi ai-je commencé par supprimer mon Facebook.

CAPITAL SOCIAL

Facebook, j’avais commencé avant tout le monde, fin 2007. Quand je m’y suis inscrit, je ne connaissais dessus que 5 Grecques et 1 Chypriote. J’ai même poussé un ami d’enfance à avoir un compte (en l’ayant stigmatisé « Haaaan t’as pas Facebook »), arguant que ce serait le MSN de demain.

Et puis, je suis allé jusqu’à 125 amis, en faisant la purge de temps en temps, et en ayant quand même une certaine mesure sur les invitations.

C’était tout bien. Je tapais des articles (appréciés), j’écrivais des commentaires piquants, je postais des photos de Grèce et d’ailleurs. Je regardais ce que faisaient les autres.

Après quelques temps, je me suis demandé comment un si gros truc pouvait tourner sans même donner l’illusion d’un pris pour un rendu, d’un donné pour un retourné. Tout ça gratuit, tout était beau. Il n’y avais que la barrière linguistiques, qu’en bon maniaco-dépressif polyglotte j’avais repoussé assez loin. Je pouvais ajouter n’importe qui du fin fond de la banlieue d’Ankara, le paysan de la brousse sénégalaise, tout le monde presque.

Une ou deux personnes que je n’ai jamais vus physiquement sont devenus pour moi des gens de confiance avec qui j’ai des liens depuis plusieurs années déjà.

J’ai arrêté :

- pour la dimension « accumulation » du capital social (il est des choses qui ne se comptent pas pour moi).
- pour le problème posé par la propriété intellectuelle (du statut à la photo, tout appartient à Facebook)
- parce que la vie des autres, je m’en fous, et puis ils font pas attention, il a beaucoup de choses que j’aurais préféré ne pas savoir.
- sans parler des usages malveillants d’espionnages par des DRH et autres sbires d’oppression.

Mais j’ai repris. Un faux compte vide, où j’ai rajouté celles et ceux qui m’ont fait la crise ou des personnes qui comptent pour moi, mais dont je sais que sans Facebook, je pourrais les perdre de vue pour longtemps.

J’ai réduit à une grosse douzaine, en poussant au paroxysme les paramètres de sécurité et en censurant sur ma page d’accueil tout le monde, de façon à ne voir que l’information que je demande.

Ca fait déjà quasiment 6 mois que j’ai totalement arrêté, sans regrets. J’irai bien jusqu’à circonscrire mon existence numérique jusqu’au bout en me passant de mon adresse Hotmail et en supprimant définitivement Facebook. Ou, du moins, en limiter les usages au strict nécessaire.

CAPITAL ECONOMIQUE

Même principe.

Je ne possède pas grand chose. Mon objet de plus grande valeur est mon ordinateur, une meule bricolée offerte par mes parents le 7 juin 2007. Viennent ensuite une quantité respectueuse de livres de langues étrangères et de socio, au total près de 300 ouvrages.

Les vêtemens j’en ai pas des masses, j’ai une paire de pompes pour tous les jours, une pour la marche, des bottes. J’ai aussi un fauteuil, deux casseroles, un bol, deux tasses, un cactus, une lampe, une calculatrice, un sac à dos, un sac de voyage…

Bon, déjà j’ai pas grand chose. J’aimerais aller jusqu’au bout de la démarche : en avoir le moins possible, ou alors avoir l’usage d’objets sans en avoir la propriété ou un sentiment d’attachement.

Par exemple, la casserole, je peux la laisser derrière moi sans regrets si je dois partir.

Mes livres, s’ils sont à la BU, pourquoi les garder ?

etc.

Des Américains se sont lancés dans un pari assez cinglé dans leur pays : ne vivre qu’avec 100 objets.

[accent du sud-ouest] : Eh bé putaing, pourquoi pas, cong !

1 Ordinateur-chargeur
2 Trousse
3 Sac à dos
4 Cahier
5 Grand sac à dos avec sa housse
6 4 paires de chaussettes
7 4 caleçons
8 4 ticheurtes
9 4 chemises
10 2 pantalons et une ceinture
11 Brosse à dents dentifrice
12 Rasoir blaireau savon
13 Médicaments divers
14 Paire de chaussures de ville
15 Paire de chaussures de marche/neige/forêt
16 Paire de bottes (indispensable au géographe)
17 Un drap de bain
18 2 shorts
19 Couverture
20 Drap
21 Téléphone et chargeur
22 Casserole
23 3 cuillers (1 grande)
24 2 couteaux
25 2 fourchettes
26 etc.

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Indymedia Athènes ~ Libye : Non à la guerre pour le pétrole ! [Λιβύη: όχι στον πόλεμο για το πετρέλαιο!]

Λιβύη: όχι στον πόλεμο για το πετρέλαιο

Πορεία ενάντια στην ιμπεριαλιστική επέμβαση  Τρίτη 22/3 ,6.00μμ

Η παράνοια του κέρδους στην πιο βάρβαρή της μορφή ξεδιπλώνεται για ακόμα μια φορά στη γειτονιά μας.

Τα σκυλιά της εκμετάλλευσης συγκρούονται για το ποιος θα έχει τον έλεγχο, για το ποιος θα έχει τα κέρδη. Ένα από τα μεγαλύτερα πετρελαϊκά αποθέματα του κόσμου μπαίνει στο τραπέζι της μοιρασιάς.

Τριγύρω ένας παρανοϊκός δικτάτορας, μέχρι πρόσφατα πιστός συνεργάτης του παγκόσμιου κεφαλαίου. Κάποιοι πρώην συνεργάτες του που θέλουν να γίνουν βεζίρηδες στη θέση του βεζίρη, κάποιοι διεθνείς «ηγέτες» που θέλουν φτηνό πετρέλαιο και που μέχρι χτες έσφιγγαν θερμά τα αιματοβαμμένα χέρια του αιμοδιψή δικτάτορα που τώρα πολεμούν, ένας λαός που, εμπνευσμένος από τις εξεγέρσεις των γειτόνων του, αναζητά την ελευθερία του, κάποιοι που ονειρεύονται και προωθούν την επιστροφή στο σκοτεινό παρελθόν. Ο πόλεμος ενάντια στη φατρία του Καντάφι δεν έχει να κάνει με την υπεράσπιση της ελευθερίας ούτε με την προάσπιση της ζωής των εξεγερμένων. Δεν έχει να κάνει μ’ αυτό γιατί δεν γίνεται το ίδιο στην Υεμένη, στο Μπαχρέϊν, στο Μαρόκο, στην Παλαιστίνη που και σε αυτές τις περιπτώσεις οι λαοί σφυροκοπούνται.

Χιλιάδες σφαγιάστηκαν από τους μεν και χιλιάδες θα σφαγιαστούν από τους άλλους για το μονοπώλιο του κέρδους και τον έλεγχο του μέλλοντος και αυτό δεν μπορεί να είναι αποδεκτό από κανένα.Καμιά συμμετοχή στο σφαγείο των λαών. Κανένα μέρισμα για εμάς από τα αιματοβαμμένα τους κέρδη.

Ζήτω η ελευθερία και η αλληλεγγύη των λαών! Πόλεμος ενάντια στα αφεντικά σ όλες τους τις μορφές!

 

Libye : Non à la guerre pour le pétrole !

Marche contre la guerre impérialiste mardi 22 mars 2011, 18 heures

La folie pour le profit dans sa forme la plus brutale se déploie une nouvelle fois près de nous.

Les chiens de l’exploitation se battent ; c’est à celui qui aura le contrôle, c’est à celui qui aura les profits. Le partage d’une des plus grandes réserves de pétrole du monde vient sur la table.

Autour d’un dictateur paranoïaque jusqu’à récemment un fidèle collaborateur du capital : quelques anciens collègues qui veulent devenir calife à la place du calife ; quelques leaders internationaux qui veulent du pétrole pour pas cher et qui jusqu’à hier serraient chaudement les mains ensanglantées du dictateur sanguinaire qui, maintenant, font la guerre ; un peuple qui se bat, inspiré par les émeutes de ses voisins ; d’autres qui rêvent de revenir dans un passé obscur. La guerre contre la junte de Kadafi n’a rien à voir avec la défense de la liberté ou de la vie des insurgé-e-s. Il n’est pas question de faire la même chose au Yémen, au Bahreïn, au Maroc, en Palestine et ailleurs dans ce cas où le peuple est opprimé.

Des milliers ont été massacré-e-s par l’ancien, beaucoup seront massacré-e-s par ceux qui suivront, pour le profit, pour le contrôle de l’avenir, cela ne saurait être acceptable pour personne. Idem pour le massacre des peuples. Aucun dividende pour nous des ensanglantés du profit !

Vive la liberté et la solidarité entre les peuples ! Guerre aux patrons sous toutes ses formes !

 

 

 

 

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