02 nov 2011 @ 9:51  

Ceux qui ont encore l’illusion que nous sommes en démocratie feraient bien, aujourd’hui, de se boucher les oreilles, de se cacher les yeux ! L’exemple de ce que pensent les élites de la démocratie est maintenant flagrant ! Et cet exemple nous vient de Grèce ! En effet, ce pays et son gouvernement, poussé à cette solution par des mouvements sociaux d’une ampleur rarement vue, met en place un simple référendum, procédure démocratique puisqu’elle consiste à interroger le peuple sur des mesures qui vont directement les affecter dans leur quotidien et pour lesquelles le gouvernement est secoué par une rue de plus en plus grondante. L’étonnement est général, même pour nous, tellement il est évident que les mesures imposées aux grecs sont antisociales et seront, sans aucun doute, repoussée lors de cette démarche ! Comment imaginer, même lors des plus moutonnieres des réactions, qu’une majorité puisse accepter de subir la misère qu’elle conchie déjà pour aider les banques a engranger des bénéfices monstrueux ? Pourtant, le gouvernement grec n’avait pas vraiment le choix, dans le fond ! Soit il persistait et, pour sauvegarder les bénéfices de banques étrangères, et d’un marché pariant sur sa chute, il continuait dans une lancée ne pouvant conduire que sur un soulèvement, soit il saupoudrait d’une touche démocratique, travaillant sur l’acceptation plus qu’hypothétique d’un plan de misérabilisme par un semblant de démocratie… C’est cette seconde voie qu’il a choisit, en toute logique, dans un dernier espoir de sauver son cul… Mais on voit aussitôt le monde entier hurler, enfin, quand je dis le monde, je parle, bien entendu du monde des possédants et de leurs laquais, et gesticuler devant le danger que représente pour eux une telle démarche ! Que le peuple qui, c’est bien connu, se comporte en égoïste, préférant sauvegarder des fins de mois difficiles au sauvetage des paris fait par des banques qui risquent de perdre 10 % de leurs bénéfices, puisse être consulté dans une démarche qui le concerne pourtant directement est totalement incompréhensible pour eux ! Et Sarko ou Merkel, entre autres, qui pourtant prétendent défendre une démocratie, grondent maintenant le gouvernement grec pour avoir mis en place une démarche qui ressemble vaguement à de la démocratie, rendant voix au peuple… Bel exemple du respect de la démocratie !!! Remarquez, on avait déjà vu, en fRance, le peu de cas que le président fait de la démocratie, s’asseyant sur une décision populaire pour passer, en force, un accord sur lequel les français s’étaient pourtant exprimés par un « non » franc ! Alors que d’autres que lui osent mettre en danger les bénéfices des banques françaises, même si le sauvetage de ces bénéfices signifient misère et exclusion pour des centaines de milliers d’humain, c’est inacceptable ! Cette joute aura au moins eu l’intérêt de mettre en évidence une chose, enfin encore plus en évidence que ça l’était, pour les imbéciles encore aveuglés par les mirages d’une pseudo démocratie : C’est la finance qui dirige le monde, et la démocratie, telle qu’on nous la propose, n’est qu’une manipulation permettant de laisser à une majorité le plaisir de croire qu’ils se mettent eux-même la carotte dans le cul ! Et après ça, dès l’année prochaine, le gouvernement français viendra nous présenter une élection pendant laquelle il nous demandera à quelle sauce nous comptons être bouffé, en prétendant qu’il s’agit de démocratie ? Les réelles décisions, nous le voyons de façon flagrante, sont hors de notre portée, ne concernent pas ceux qui vont, pourtant, avoir à les subir, sans doute parce que nous sommes bien trop cons pour comprendre qu’il faut bien que nous subissions un peu (beaucoup) de misère pour que nos dirigeants et leurs amis continuent à s’en foutre plein la gueule… Et bien, cette sauce, crachons la ! Préparons un nouveau « no élection day », préférons rejoindre les indignés, les révoltés de toutes couleurs dans un mouvement débarrassé des parasites politiciens et syndicalistes (c’est les mêmes) pour imposer une réelle démocratie, celle de la rue, par la rue et pour la rue !

Posted By: joshuadu34
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 04 oct 2011 @ 6:00  

Notre bon gouvernement vient, dans un silence médiatique total, de mettre en place une nouvelle loi qui lui permet d’évincer la populace des procédures juridiques, rendant leur soi-disant justice encore plus inégalitaire qu’elle pouvait pourtant l’être !

En effet, braves gens, il convient de savoir qu’en ce début de mois d’octobre, toute procédure juridique entamée (hormis la procédure pénale), vous sera facturée, en plus des sommes faramineuses déjà nécessaires, 35 euros, à payer rubis sur l’ongle, par timbre fiscal, au tribunal concerné !

Cela touche aussi, bien entendu, le tribunal des prud’hommes, ce qui met déjà un peu de grain à une belle saloperie qui, tranquillement, se met en place, mais vous allez comprendre…

On pourrait se dire que, finalement, 35 euros, c’est pas grand chose et que ça va pas dissuader grand monde, mais tout est déjà prévu !

En effet, en même temps que ce nouveau racket, ayant, officiellement pour but de désengorger les tribunaux en éliminant les procédures multiples et inutiles, l’autre bonne nouvelle de ce début de mois, c’est que, dès janvier, une autre taxe juridique sera mise en place…

À compter de janvier, il sera nécessaire, lors des appels déposés, de se fendre d’un autre timbre fiscal d’une valeur, celui-là, de 115 euros. Bon, dans le fond, on dira que, encore une fois, ceux qui ne comprennent pas que la justice n’est pas pour le quidam se fourrent le doigt dans l’œil, ou dans tout orifice fait ou non pour un tel usage !

Mais, là ou ça devient marrant, c’est quand un peu de réflexion se fait sur un type de juridiction bien particulier : les prud’hommes !

Cette juridiction, faite, officiellement, pour régler les conflits employeurs/salariés, va ainsi devenir très difficilement accessible, de par son fonctionnement, mais de par, aussi, ces nouvelles taxes, pour le salarié lambda victime d’un licenciement abusif ou d’un patron ne souhaitant plus payer les salaires !

Vous n’êtes, en effet, pas sans savoir que les prud’hommes fonctionnent d’une façon particulière. Ces tribunaux sont, en effet, constitués, pour vous juger, de moitié de patron et moitié de salariés…

Dans trois quart des cas, lors des jugements, et souvent après un nécessaire appel, raison est donnée au salarié, et ce malgré une collusion entre les patrons qui tentent la plupart du temps de pourrir la situation en rendant des décision non pas basées sur le droit, mais sur la raison du plus fort. Et c’est là que la situation devient marrante !

Déjà, aujourd’hui, il sera nécessaire, au salarié, de claquer 35 euros, qu’il les ait ou pas, pour avoir simplement le droit d’être entendu et de faire valoir ses droits ! Mais, à compter de janvier, il ne faut pas être devin pour comprendre que TOUS les procès passant par les prud’hommes seront systématiquement bloqués par le patronat, pour rendre nécessaire un appel et obliger le salarié indélicat qui oserait s’en prendre à son salop de patron à dépenser non pas 35 euros, mais 150 ! Et ce sera valable dans tous les cas, y compris pour un salarié ne touchant plus de salaire, qui réclame un dû et qui, pas de salaire oblige, n’a pas ces 150 euros !!!

Voilà comment, dans un silence complet, on met en place une nouvelle façon d’éloigner les pauvres, ces gueux qu’on ne veut pas et qui, les salops, engorgent, par leurs demandes, les tribunaux, de ces tribunaux ! Et voilà aussi comment on rend les procédures prud’homales, déjà difficiles de par leur conception du droit à mettre en place, encore plus difficiles à intenter et comment on tente de dissuader de ce type de procédure, seul rempart, encore, contre les abus nombreux ! Et les syndicats sont « étrangement » silencieux, là dessus…

La justice est aveugle, mais pas sourde ! Elle sait de mieux en mieux reconnaitre le cri d’un billet ! Et l’odeur des pauvres semble lui être insupportable, en plus ! Et dire qu’il y en a encore pour croire en cette « justice »…

Posted By: joshuadu34
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 03 oct 2011 @ 5:52  

Il est un secteur ou la délocalisation frappe, malgré les promesses électorale de Nicolas, qui, à grand renforts de trémolos dans la voix et à force de gesticulations énervées, s’était pourtant vainement élevé contre cette pratique. Parce que, qu’on se le dise, notre Présipereur, fort de ses engagements, a su stopper l’hémorragie, au risque de plomber le chiffre d’affaire des entreprises françaises, afin de maintenir l’emploi dans nos frontières, comme on a pu le voir pour Metalor, mais, pour le secteur de la bagagerie de luxe, il s’attaquait, malheureusement, à un secteur déjà bien entamé !

En effet, on pourrait dire, concernant le secteur de la bagagerie, que la culture de la fabrication étrangère était déjà bien ancrée !

Déjà, VGE ne se fournissait qu’en Afrique Centrale, auprès de Bocassa Inc, grand fabriquant de bagages de luxe, amoureux qu’il était de ces magnifiques sacs incrustés de diamants qu’il offrait, tendrement, à son épouse…

Mitterrand lui-même poussait même la délocalisation jusqu’à, pour faire plaisir à son fils, amoureux, comme tous les jeunes, des surplus militaires, étendre ces délocalisations aux cantinières et autres besaces US que son fils garnissait, en bon chenapan, de toutes sortes d’ustensiles guerrier pour jouer avec ses petits copains à la gueguerre !

Ainsi, il était impossible au nouveau mentor de la fRance et à ses amis de passer outre une pratique déjà implantée !

Mais, contrairement à ses prédécesseurs, notre Présipereur a su, lui, non seulement privilégier le développement des cultures en difficultés, préférant, aux fabricants chinois de Delsey et autres Samsonites, les producteurs locaux africains, pakistanais ou encore d’Arabie Saoudite, mais, en toute discrétion, il aura aussi su profiter de l’occasion pour mettre en place, dans un soucis écologique qu’on lui connait après l’énorme réussite du Grenelle de l’Environnement, une filière de recyclage de papiers usagers en toute discrétion ! Et on ose, aujourd’hui, lui reprocher ce souci purement écologique ! C’est un comble !

Sa discrétion lui interdisait de faire savoir qu’il souhaitait mettre en place cette filière verte, et que, faute de pouvoir sauver l’emploi, au moins pourrait-il se servir des commandes bagagères pour intensifier le recyclage ! C’est donc tout naturellement qu’il travaillait à la grandeur verte de notre pays, envoyant de vieux papiers usagers pour, en toute discrétion, en sous-marin pourrait-on dire, verdir l’image de notre pays et la face de la patrie de Montesquieu !

Bien sûr, ces papiers revenaient, servant de garniture aux bagages commandés, mais la mise en place de cette filière comprenait, bien entendu, un retraitement total des déchets passant ensuite en Suisse, dans des entreprises de retraitement qu’on appelait « banques », pour continuer à cacher cette noble cause ! Et Bazire, Takkiedine, Gaubert ou Balladur la servaient !

Les journalistes se gaussent de ces pratiques, qu’ils connaissent bien pour, dans une grande majorité, l’avoir eux même servit, se riant du greenwashing présidentiel, alors qu’on devrait se féliciter d’avoir un si grand défenseur des nobles causes à notre tête ! Quelle honte !

Il est temps de rétablir la vérité, même si celle-ci, loin d’être une glorieuse entreprise, raison pour laquelle notre Présipereur et ses amis cherchaient à rester discrets, tous, dans la classe politique, de la gauche à l’extrême droite, l’ayant pratiqué (ce qui, d’ailleurs, remet en cause le supposé racisme de l’extrême droite, qui ne voit aucun problème à commercer avec l’Afrique dès l’instant que la démarche est écolo, mais sans doute est-ce parce que les journalistes parlent, pour ce type de démarche, de blanchiment?), et de saluer la discrétion de la classe politique dans son ensemble face à une démarche qui tient de la culture françafricaine !

Même les trémolos de la gôche semblent réels, alors que, comme les autres, ils préfèrent, eux aussi, privilégier les économies en développement dans ce type de commerce… Mais sans doute est-ce pour mieux camoufler un humanisme discret qu’ils pratiquent tout autant que notre Présipereur ?

Posted By: joshuadu34
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 12 avr 2011 @ 5:41  

Un article du canard enchainé du 30 mars 2011 relève une information assez intéressante et « bizarrement » totalement absente de tous les autres médias qui nous jurent, la main sur le cœur, que les produits importés du Japon sont hautement contrôlés.

Effectivement, si, à la suite de l’incident de la centrale de Fukushima, il a bel et bien été mis en place une procédure de contrôle des produits en provenance du Japon, il est notable de s’apercevoir que cette procédure ne prévoit, en aucun cas, un taux de radiation nul…

Cette procédure relève même d’un texte voté par la commission européenne, suite à l’incident de Tchernobyl, qui, loin d’interdire l’importation de produits radioactifs, permet la continuité des échanges commerciaux entre les pays où se serait produit un incident nucléaire et l’Europe (art. 733/2008 du 15 juillet 2008).

Pourtant, alors que cette procédure a bel et bien été mise en place et permet à des produits contaminés de se retrouver dans nos assiettes, nos médias continuent, dans leur ensemble, à affirmer qu’aucune radioactivité n’est à craindre concernant les importations japonaises, que les « salades japonaises présentant des traces de radioactivité sont jetées immédiatement », comme ils le prétendent même au mépris de la vérité.

Le texte précisant les normes suit :

« La radioactivité maximale cumulée de césium 134 et 137 ne doit pas dépasser [9]:a) 370 becquerels par kilogramme pour le lait et les produits laitiers énumérés à l’annexe II et pour les denrées alimentaires qui sont destinées à l’alimentation particulière des nourrissons pendant les quatre à six premiers mois de leur vie et qui répondent à elles seules aux besoins nutritionnels de cette catégorie de personnes, qui sont conditionnées au détail en emballages clairement identifiés et étiquetés en tant que « préparations pour nourrissons »;

b) 600 becquerels par kilogramme pour tous les autres produits concernés. »
(article 2 alinéa 2 de la loi 733/2008)

Ces normes ont, bien entendu, été mise en place non pas par des scientifiques, mais par les organismes de contrôle qui, dans leur ensemble, dépendent financièrement directement de la filière nucléaire…

On pourra me taxer, une nouvelle fois, de catastrophisme, je me contenterai donc, plutôt que de vous livrer mes impressions concernant de telles mesures, de vous livrer celles d’une vraie spécialiste, Corinne Castanier, directrice de la CRIIRAD, citée par le Canard :

« Un enfant qui consommerait des aliments dont la contamination atteint les limites fixées par la Commission recevrait une dose de rayonnement très supérieure au niveau maximum autorisé sur un an. Il serait ainsi exposé à un risque de cancer tout à fait inadmissible! »

Nous voilà donc rassurés sur l’honnêteté dont font, une nouvelle fois après Tchernobyl, preuve nos gouvernants et les médias qui les suivent ! Et du danger direct qu’ils n’hésitent pas à faire courir à nos enfants et à nous même !
(bon appétit quand même)

Posted By: joshuadu34
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 12 avr 2011 @ 5:39  

Octobre 2006, la revue scientifique américaine « Earthquake prediction » reprend les travaux de Kiyoo Mogi, ancien président de la haute autorité japonaise chargée de la prédiction des tremblement de terre, prévoyant, d’ici 30 ans, un tremblement de terre d’une magnitude supérieure à 8.0 sur l’échelle de Richter et soulignant la non préparation des centrales nucléaires japonaises à un tel évènement. Pour lui, la centrale de Hamaoka, représente un très fort risque, ainsi que de nombreuses centrales telle celle de Fukushima, puisqu’elles seraient incapables de répondre à une sécurité suffisante pour faire face à un tel évènement…

Le 16 juillet 2007, soit moins d’un an après cette étude, et alors que TEPCO, le fournisseur d’électricité nucléaire japonais, vilipendait le rapport de Kiyoo Mogi en prétendant que tout était absolument sûr dans les centrales japonaises, un tremblement de terre de magnitude 6.8 a lieu dans la région de Niigata. La centrale de Kashiwasaki-Kariwa, une des plus grandes au monde, située à 10 km de l’épicentre, connait alors un incident majeur, qui sera étouffé par TEPCO, et par la presse mondiale (dont la presse japonaise), lors duquel plus de 1200 incidents majeurs auront lieu… Lors d’un procès intenté à TEPCO par l’état, à l’initiative d’associations anti-nucléaires, il sera reconnu que TEPCO avait caché le fait de manquements graves à la sécurité dans cette centrale, et que 199 incidents de sécurité avaient été camouflés et falsifiés par la société dans cette seule centrale avant cet épisode !

Cet incident incitera un autre scientifique japonais, Katsuhiko Ishibashi, à se pencher sur la sécurité nucléaire japonaise. Il rendra un rapport, en 2007, concernant les évaluations rendues par le gouvernement japonais concernant les risques d’incidents nucléaires lors d’une catastrophe naturelle alarmiste. Dans ce rapport, Katsuhiko soulignera que ces évaluations n’ont nullement pris en compte le risque d’accumulation engendrés par une catastrophe majeure, un tremblement de terre pouvant engendrer un tsunami, et que ces risques cumulés sous estimés dans la sécurité nucléaire ne pourraient manquer de créer une catastrophe nucléaire majeure (le Genpatsu-Shinsai) !

Ce rapport sera, bien entendu, qualifié d’alarmiste et de ridicule par TEPCO et par le gouvernement japonais… Tout comme il sera raillé par les USA, puisque ce rapport relève non seulement les manquements sécuritaires japonais, mais soulève aussi l’aberration qui consiste à construire des centrales atomiques sur la faille de San Andreas (Californie).

Ainsi, et même si Katsuhiko sera intégré au comité national japonais d’évaluation des risques censé préparer les centrales à de tels risques, il préfèrera démissionner courant 2007, relevant le fait que 55 centrales japonaises sont insuffisamment préparées à une conjonction de phénomènes naturels, « Non seulement les nouvelles lignes directrices de conception des centrales sont défectueuses, mais le système pour les appliquer est en ruines ». Il signalera aussi que de nombreuses centrales nucléaires présenteraient une « vulnérabilité fondamentale » intrinsèque face au risque de tremblement de terre et de tsunami…

Son point de vue ne sera pas pris en compte…

Aujourd’hui, il est difficile de nier que ces points de vue étaient on ne peut plus réalistes, même s’ils étaient considérés, alors, comme alarmistes… Katsuhiko, interrogé sur ce qui se passe à Fukushima, affirme même que le fait que l’épicentre ai été si loin de la centrale « est une chance »…

Concernant la centrale de Fukushima-Daïshi, nous sommes loin du premier incident grave puisqu’en 1978, déjà dans le réacteur n°3, une barre d’uranium était déjà tombée au cœur du réacteur créant un incident de niveau 4. Cette centrale, entrée en fonction en 1970, et initialement conçue pour un fonctionnement de 40 ans, devait être mise à l’arrêt définitif en 2010. Pourtant, début 2011, un rapport de TEPCO soulignera que la sécurité y est optimale et cette centrale obtiendra en février, soit un mois avant sa destruction, de l’autorité nucléaire japonaise, un droit à prolongation de l’exploitation…

L’arrêt de cette centrale n’aurait pas évité l’incident majeur qui s’y produit aujourd’hui, mais il est notable de constater que si les règles de sureté nucléaire avaient été suivies, la catastrophe, sur une centrale à l’arrêt, auraient été bien moindre qu’aujourd’hui et surtout bien moins lourdes de conséquence que ce qu’elle risque de devenir si la situation continuait à y être immaitrisable, puisque nous nous acheminons vers un scénario qui risque d’être bien pire que celui de Tchernobyl, le risque n’étant plus lié à une explosion, mais à la constatation d’un évènement de type « syndrome chinois », ce qui serait une grande première, tout comme il est remarquable de constater qu’aucun scientifique n’a relevé et signalé un tel risque alors que celui-ci est connu depuis 1977…

Encore une fois, on cherche à nous faire croire que la catastrophe qui se joue à Fukushima et au Japon est un phénomène incontrôlable et imprévisible, et pourtant, nous voyons bien, à la lumière de ces informations, que ce phénomène avait été prévu, et signalé, depuis 4 ans, ce qui ramène la responsabilité des conséquences de ce qui se passe sur les épaules de la cupidité d’un monde préférant, pour le profit, ignorer sciemment la réalité et la sécurité dans le but de réduire le cout et d’augmenter les profits !

Non, Fukushima n’est pas la faute à « pas de chance » ! Cette catastrophe nucléaire, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire était prévisible et prévue de longue date ! Et pourtant, rien n’a été fait pour l’éviter !

La nature n’est donc pour rien dans ce qui se passe, mais reporter, comme c’est fait, la responsabilité sur la nature permet, une fois de plus, de cacher le fait que c’est bel et bien l’homme qui est responsable des pires dégradations infligées à notre terre ! Et c’est surtout permettre de continuer à faire croire que l’alarmisme porté par certains, et par nous ici, n’est pas ridicule, mais est, si nous voulons la survie de l’espèce humaine, une donnée indispensable dans les mesures à prendre en compte pour notre avenir !

Posted By: joshuadu34
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 12 avr 2011 @ 5:37  

 

Une citation d’Huxley qui résume, à elle seule, le mode de pensée de ceux qui, aujourd’hui, se sont laissé persuader que le monde dans lequel nous vivons tendrait vers un idéal humaniste que nous toucherions enfin du doigt. Nous serions, nous qui pensons que cet idéal est autre que ce qu’on nous présente, névrosés, mais Huxley, dans ses mots, définit parfaitement la réalité sociophilosophique du monde actuel !

Nos « maladies mentales toujours plus fréquentes » peuvent trouver leur expression dans les symptômes des névroses, très voyants et des plus pénibles. Mais, « gardons-nous », écrit le Dr Fromm (ndla : Erich Fromm, philosophe et psychiatre, auteur de nombreux essais sociaux et grand pourfendeur du capitalisme, mais aussi du stalinisme, et ce dès la fin des années 1930), « de définir l’hygiène mentale comme la prévention des symptômes. Ces derniers ne sont pas nos ennemis, mais nos amis; là où ils sont, il y a conflit et un conflit indique toujours que les forces de vie qui luttent pour l’harmonisation et le bonheur résistent encore ». Les victimes vraiment sans espoir se trouvent parmi ceux qui semblent les plus normaux. Pour beaucoup d’entre eux, c’est « parce qu’ils sont si bien adaptés à notre mode d’existence, parce que la voix humaine a été réduite au silence si tôt dans leur vie, qu’ils ne se débattent même pas, ni ne souffrent et ne présentent pas de symptômes comme le font les névrosés ». Ils sont normaux non pas au sens que l’on pourrait appeler absolu du terme, mais seulement par rapport à une société profondément anormale et c’est la perfection de leur adaptation à celle-ci qui donne la mesure de leur déséquilibre mental. Ces millions d’anormalement normaux vivent sans histoires dans une société dont ils ne s’accommoderaient pas s’ils étaient pleinement humains et s’accrochent encore à « l’illusion de l’individualité », mais en fait, ils ont été dans une large mesure dépersonnalisés. Leur conformité évolue vers l’uniformité. Mais « l’uniformité est incompatible avec la liberté, de même qu’avec la santé mentale… L’homme n’est pas fait pour être un automate et s’il en devient un, le fondement de son équilibre mental est détruit ».

ALDOUS HUXLEY, Retour au meilleur des mondes

Il est même hallucinant de constater que son livre phare, le terrifiant « meilleur des mondes », comparé à la société actuelle, montre même notre mode de vie tel qu’il est réellement ! Nous vivons dans une société dans laquelle les êtres ont des rapports non pas en tant que personnalités totales, mais en tant que personnifications de structures économiques ou, quand ils ne sont pas au travail, d’irresponsables à la recherche de distractions. Soumis à ce genre de vie, l’individu tend à se sentir seul et insignifiant, son existence cesse d’avoir le moindre sens, la moindre importance. La liberté tant vantée par le capitalisme n’est, en fait, qu’une déshumanisation mise au service d’une minorité afin de faire prospérer, au nom d’un « idéal moyenniste », le système lui-même, au mépris du bien être réel de tous.

L’individu est mis au service de la société là où c’est la société qui devrait être au service de l’individu et permettre un respect de ses libertés. On en arrive à un paradoxe consistant à réduire les libertés, à enfermer l’individu dans un mode de pensée unique, « moyen », quand on ne l’enferme pas physiquement, pour officiellement « protéger la liberté » !

Grâce au contrôle des pensées, à la terreur constamment martelée pour maintenir l’individu dans un état de soumission voulu, nous sommes aujourd’hui entré dans la plus parfaite des dictatures, une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, dont ils ne songeraient même pas à renverser les tyrans. système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.

Les ressorts montrés par Huxley dans son livre sont à comparer à la réalité. Le cloisonnement qu’il y décrit est à comparer avec celui qui a cours dans notre réalité, et la commercialisation de l’art, de la science, au nom d’une uniformisation de la société, permettent eux aussi d’éliminer les particularités natives d’un individu pour faire de lui un modèle d’intégration, d’un loyalisme intense à l’égard du groupe et d’un inlassable désir de se subordonner, d’être accepté.

« Le monde est stable à présent. Les gens sont heureux; ils obtiennent ce qu’ils veulent, et ils ne veulent jamais ce qu’ils ne peuvent obtenir. (…) Ils sont conditionnés de telle sorte que, pratiquement, ils ne peuvent s’empêcher de se conduire comme ils le doivent. »

Ainsi, on pousse à la sectorisation de la société, telle que décrite dans « le meilleur des mondes », à une division de classe, mais aussi d’individus, enfermant chacun dans un modèle social bien définit et le poussant non seulement à envier la classe supérieure (ce que définit parfaitement Hervé Kempf dans « Comment les riches détruisent la planète »), mais aussi à rejeter et détester les classes qui lui sont inférieures, et à rejeter sur elles la responsabilité des dysfonctionnements d’une société dans son entier, alors que le maintien de ces classes n’est pas le fait d’une nécessité sociale, mais uniquement d’une nécessité vitale pour le système lui permettant de reporter sur l’autre, sur l’individu, la responsabilité de décisions destructrices.

Ainsi, si le maintien d’une protection sociale est remis en cause, ce n’est pas par volonté délibérée de détruire cette protection et d’en récupérer les bénéfices, non, mais uniquement, dans le discours officiel, parce que les abus des classes inférieures sont inacceptables…

La comparaison avec le livre d’Huxley va même jusqu’au plus abominable, à ce cloisonnement permettant de fractionner la société jusqu’à l’extrême, jusqu’au plus pauvre des pauvres, jusqu’au sauvage écarté de nos murs et laissé dans sa « réserve », tout juste bon à offrir le spectacle de la misère extrême aux plus riches, qui voyagent chez les pauvres pour apprécier encore plus leur confort, sans jamais remettre rien en question, mais aussi aux autres, à peine plus enviables que le pauvre lui-même, à qui on fait croire que son sort n’est pas si mauvais, et qu’il se doit de protéger les plus riches pour maintenir le peu qu’il a.

« La propagande pour une action dictée par des impulsions plus basses que l’intérêt (commun) présente des preuves forgées, falsifiées, ou tronquées, évite les arguments logiques et cherche à influencer ses victimes par la simple répétition de slogans, la furieuse dénonciation de boucs émissaires étrangers ou nationaux, et l’association machiavélique des passions les plus viles aux idéaux les plus élevés, si bien que des atrocités en arrivent à être commises »

« Dans leur propagande, les dictateurs contemporains s’en remettent le plus souvent à la répétition, à la suppression et à la rationalisation répétition de slogans qu’ils veulent faire accepter pour vrais, suppression de faits qu’ils veulent laisser ignorer, déchaînement et rationalisation de passions qui peuvent être utilisées dans l’intérêt du Parti ou de l’Etat. L’art et la science de la manipulation en venant à être mieux connus, les dictateurs de l’avenir apprendront sans aucun doute à combiner ces procédés avec la distraction ininterrompue qui, en Occident, menace actuellement de submerger sous un océan d’inconséquence la propagande rationnelle indispensable au maintien de la liberté individuelle et à la survivance des institutions démocratiques. »

La propagande est portée par nos médias, par le spectacle qu’on appelle « information » dans lequel un enfant de 6 ans qui balance un seau de peinture est qualifié de « voyou », de « sauvage » et auquel on colle des termes tels ceux de terrorisme, de violence, de saccage et de vandalisme, lui prêtant un équilibre mental qu’il est loin d’avoir atteint à cet âge. Et pourtant, dans ce cas, comme dans bien d’autres, ça marche ! Et les réactions outragées face à un môme ne comprenant pas plus son geste que ne le comprendrait un autre gamin du même âge coloriant les murs de nos maisons au feutre, servent une politique sécuritaire totalement irrationnelle.

Cette propagande est de même évidente quand des populations entières sont victimes d’amalgames, de rejet, et qu’on leur fait porter, pour satisfaire une réactivité épidermique, le poids de la responsabilité de la misère qu’ils vivent. Je parle, bien entendu, des Rroms…

« La vérité est une menace, et la science est un danger public. Nous sommes obligés de la tenir soigneusement enchainée et muselée. (…) Elle nous a donné l’équilibre le plus stable de l’histoire. Mais nous ne pouvons pas permettre à la science de défaire ce qu’elle a accompli. Voila pourquoi nous limitons avec tant de soins le champ de ses recherches. Nous ne lui permettons de s’occuper que des problèmes les plus immédiats du moment. Toutes les autres recherches sont soigneusement découragées »

Ceux qui restent persuadés que la science permettrait de dépasser cet état et d’échapper au « meilleur des mondes » seraient avisés d’observer l’application qui est faite des découvertes scientifiques. Dans leur totalité, ces découvertes ne servent, en fait, que le consumérisme, que le commerce, et pas le bien être de tous. Elles ne sont plus que le moyen de développer, comme le prévoyait Huxley, le maintien du système.

Les moyens de transport ne servent qu’à vendre des moyens de transport, et à augmenter encore plus la disponibilité physique de l’individu envers la société, les arts, ou ce qui pouvait être considéré comme tel est, de l’aveu même de ceux qui les dirigent, le moyen d’offrir au commerce du temps de cerveau disponible, la santé même n’est qu’un moyen de favoriser les bénéfices et la puissance de ceux qui, déjà, la détiennent, mais sont refusés à ceux dont ces puissants n’ont pas besoin…

Tout, dans « le meilleur des mondes » trouve son équivalent dans notre société actuelle…

Reviens, Huxley, ils sont devenus fous, ils ont fait de ton roman un programme social !

 

 

Posted By: joshuadu34
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 06 avr 2010 @ 11:11  

Petite perle à l’attention des moralistes, adeptes du changement en douceur et de l’auto-régulation du monde capitaliste, ce petit exemple du comportement boursier vient, à lui seul, détruire toute leur argumentation, toute illusion quand à la possibilité de voir un jour ce système s’humaniser…

Nous reviendrons donc sur un exemple précis, parmi d’autres…

L’exemple en question concerne le monde de la finance et plus particulièrement le nouveau cheval de bataille des financiers, la nouvelle bulle spéculative remplaçant la précédente, celle de l’immobilier, qui a montré ses limites par son explosion, fin 2007.

Depuis l’effondrement de cette financiarisation, de l’introduction de la bourse sur le marché immobilier, détruisant tout rapport réel et, par des paris sur le sur endettement et sur la forme, puis sur la méforme de l’immobilier, qui a permis à certains de s’enrichir, dans un premier temps, sur l’endettement des ménages afin de s’offrir un toit, poussant à une flambée des prix et à une envolée qui ne pouvait être éternelle, puis le plafond de bénéfice étant atteint et crevé, dans un deuxième temps, en pariant sur l’écroulement du marché et sur les bénéfices à tirer non seulement de la sauvegarde du système par les états, mais aussi en pariant sur l’écroulement de certaines banques et de certains organismes, ce qui a permis de multiplier les pertes par 7 par rapport à ce qu’elles auraient été sans intervention boursière dans ces paris sur l’écroulement dû aux titrisations, le marché s’est tourné vers un nouveau terrain de jeu : le marché des matières premières !

Ce marché, pas nouveau mais un peu délaissé jusque là, a permis au gonflement d’une nouvelle bulle spéculative dont les cours n’ont strictement plus aucun lien avec la réalité, comme le montrent les chiffres des cours boursiers, à rapprocher du coût d’achat réel et quasiment inchangé de ces matières. Qu’on en juge : le cour du blé est monté, en deux ans, de 287 %, le maïs de 149 %, le soja de 129 %, le lait de 50 % et le riz de 60 % ! Ces chiffres, et celui du lait en particulier, sont à rapprocher de la paupérisation des producteurs, et même de la baisse du prix d’achat qui leur est imposée ! Et ce jeu financier aura des conséquences sur la survie de pas mal de monde, éloignant un peu plus les plus pauvres de la possibilité de seulement se nourrir afin que nos financiers puissent faire du bénéfice rapidement ! Bref, cette nouvelle bulle spéculative, contrairement à l’humanisme que les plus aveugles prêtent aux financiers, aura une conséquence sur l’alimentation mondiale, et produira forcément des famines tuant, directement, des millions de personnes…

Mais un exemple de l’aberration de ce système et de la connerie de la croyance en une main invisible, en des plafonds psychologiques infranchissables, existe, et cet exemple frappant est celui lié à l’envolée du prix du pétrole en 2008 !

En novembre 2001, le baril était à 16,70 dollars. Durant l’année 2008, il a passé largement le seuil psychologique des 100 dollars et, selon les « Zanalystes », cela était dû à la situation mondiale, et au risque de baisse de production…

Sauf que la production, loin de baisser, a même, grâce à la flambée du prix du baril, augmentée…

Mais alors pourquoi le prix du baril a-t’il passé le seuil « psychologique », infranchissable selon les mêmes analystes, des 100 dollars ???

Et bien tout simplement à cause de l’égo démesuré d’un trader !

Celui-ci, Richard Arens, pour le nommer, voulait laisser son nom dans l’histoire, être le premier à avoir fait passer ce seuil au prix du baril. Il a donc, tout simplement, acheté, sur le marché, ses barils AU DESSUS du cour normal du pétrole, perdant, quand même, dans l’histoire, de l’argent, afin de laisser sa trace noire dans les livres ! Pour une question d’égo, le plafond symbolique a été percé, ouvrant la voie à une envolée qui a vu le prix du baril flirter avec les 150 dollars !

Comment peut-on, dès lors, penser, au vu de cet exemple et au vu des conséquences que les paris sur les matières premières auront immanquablement sur la survie des populations, que le marché peut être humanisé ? Les tenants d’un monde meilleur par la participation auraient bien des soucis pour justifier leurs positions si de telles informations transpiraient dans les médias…

Heureusement pour eux, ce n’est pas le cas !

Joshuadu34

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 06 avr 2010 @ 11:10  

Afin de le seconder à l’intérieur, Hortefeux recherche un compagnon de selle…

brice_hortefeux.jpg

à rapprocher de cet article : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE63404I20100405

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 06 avr 2010 @ 11:09  

Pape_Benoit_XVI_b.jpg

Laissez venir à moi les petits enfants…

- »…pas de booggi-wooggie avant votre cuillière du soir…

Si vous êtes  complètement noirs au wouisquies

et même un peu trop à la vodka

ou au schnapps, après 68 qui a failli,

Le 666 qui ne viendra pas

l’Eglise  du 69 béni  vous sera l’Eldorado… »

- » Mes bien chairs fraiches,mes bien chairs sueurs… »

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 23 mar 2010 @ 3:45  

Une fois n’est pas coutume, je dois admettre que la manipulation orchestrée par Sarkozy lors de ces élections régionales est assez épatante ! Et contrairement au discours médiatico-établit parlant d’une « défaite » gouvernementale, je pense, bien au contraire, que le résultat de dimanche est une réelle victoire pour l’UMP !

J’entends déjà les protestations, alors je m’explique…

Quelles seraient, aujourd’hui, les chances d’un Nicolas Sarkozy si nous avions des élections présidentielles ? Quasiment nulles ! La gauche, dans presque tous les cas de figure, passerait devant lui au second tour ! Et on ne me fera pas croire que ça, le président ne le sait pas…

Son parti est divisé, et son image tellement faible que même Fabius pourrait le battre…

L’objectif de Sarkozy est, bien entendu, présidentiel. 2012 est en ligne de mire, et tout doit être fait pour assurer non seulement le passage au deuxième tour, mais aussi pour réassurer une victoire.

Qu’a donc fait Sarkozy ? Lors de ces élections, un véritable travail a été effectué afin de remettre en selle le front national, les mois précédent l’élection ayant été l’occasion d’un battage médiatique et politique axé sur les bas sentiments nationalistico-identitaires et sécuritaires, non pas, contrairement à ce qu’on a pu entendre, afin de tenter de remporter les régionales, mais afin uniquement de remonter le front national dont la droite sait parfaitement qu’elle est bien plus une épine dans le pied de la gauche que dans celui de la droite !

Parallèlement, et contrairement à tout ce qui peut être dit, la victoire de la gauche aux régionales affaiblit cette même gauche. La gestion des régions, financièrement affaiblit par les différentes mesures augmentant la charge monétaire pesant sur elles, demandera, de façon certaine, une augmentation des charges pesant sur les ménages. Surtout si, à l’augmentation des charges, on rajoute l’affaiblissement des rentrées dues aux dégrèvements mis en place par l’état ! Ainsi, les régions n’auront pas d’autre choix que d’augmenter les impôts, mesures anti-populaires s’il en est…

De plus, remettre en selle la majorité des « cadors » de la gauche, comme cela a été permis par ces élections, affaiblit un peu plus un parti tiraillé par l’arrivisme de ses chefs, par la guerre interne qui ne manquera pas de survenir à l’approche des présidentielles afin de désigner le candidat, dégoutant un peu plus l’électorat.

Si, en plus, on ajoute à ça le fait que Sarkozy s’est servi de ces élections afin de fusiller ceux qui, au sein même de son parti, le gênaient, éliminant les (le) ministres trop gourmands et dangereux et, sous le prétexte d’un remaniement, coupant les soutiens de ses principaux concurrents (De Villepin, notamment), s’assurant une nomination de fait qu’il avait pourtant peu de chance de voir lui échapper, on a tous les ingrédients nécessaire au hold up électoral !

Ainsi, on a tous les éléments mis en place afin de nous rejouer, dès 2012, l’élection de 2002, nous réservant un deuxième tour entre le front national et l’UMP, entre une Marine Le Pen et un Nicolas Sarkozy !

Je dois avouer que cette perspective me fait sourire à l’idée d’une gauche déconfite appelant à « voter Sarkozy » pour « préserver la démocratie »…

Non, franchement, le spectacle de ces guignols s’agitant et se félicitant de la « victoire » qui assure, de fait, une défaite quasiment certaine aux prochaines présidentielles m’arrache, depuis dimanche, de francs éclats de rire !

Posted By: joshuadu34
Last Edit: 23 mar 2010 @ 03:45

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