Skip to content


Bus gratuit. Vitré pionnière bretonne

Le bus gratuit fait son chemin en France. C’est en Bretagne, à Vitré(35), 18.000 habitants, qu’est né ce concept il y a bientôt dix ans. Dans cette ville moyenne, l’an dernier, 315.000 usagers ont été transportés gratuitement.

«Les gens de l’extérieur sont étonnés. Il faut répéter plusieurs fois pour qu’ils comprennent. Ils ont tellement l’habitude de payer». Bernadette Doguet, conductrice de bus depuis une quinzaine d’années à Vitré, est ravie de transporter gratuitement des centaines de personnes par jour.

Une fréquentation multipliée par sept

«Dans l’ensemble, les gens sont souriants. Il n’y a pas de contrôleurs. Si, demain, le service redevenait payant, ça râlerait sérieusement», poursuit-elle en négociant un virage serré au pied du prestigieux château de la ville. Ici, le bus gratuit est une réalité depuis le premier mai2001. «Sur proposition du maire, Pierre Méhaignerie, le conseil municipal a décidé que la collectivité prendrait intégralement à sa charge le réseau», explique Pierre Lory-Forêt, directeur général des services de Vitré communauté qui, plus tard, en a hérité la gestion. À l’époque, les bus de la ville ne transportaient que 47.500personnes sur deuxlignes. Ce service était déficitaire et coûtait plus de 190.000€ à la collectivité. L’an dernier, 315.228personnes ont été transportées sur les huit lignes en service desservies par les bus de Kéolis, le délégataire de service. Et ce, pour un coût de 418.000€. La ville centre paye actuellement 220.000€, le reste étant réparti entre les 36 autres communes de Vitré communauté.

Donner du pouvoir d’achat

Les habitants croulent-ils pour autant sous le poids des impôts locaux? Même pas. Selon une étude menée par la Trésorerie générale de Bretagne, les taux des trois taxes de base (foncier bâti, foncier non bâti et taxe d’habitation) y sont inférieurs de25% à la moyenne nationale. «À l’origine, les élus voulaient donner un peu plus de pouvoir d’achat aux familles et aux personnes âgées», poursuit PierreLory-Forêt. Des cartes de bus à plus de 200€ l’année, comme à Rennes, ça pèse sur un budget familial. Comme d’autres collectivités, Vitré communauté aurait pu faire appliquer la taxe transport versée par les entreprises. Elle ne l’a pas fait, estimant qu’elle avait les épaules assez larges pour supporter la gratuité. «Le problème serait différent si nous avions plus de lignes, plus de rotations et, donc, un parc de véhicules plus important. On circule mieux dans le centre-ville. L’extension du réseau a eu aussi un impact sérieux sur le stationnement dans le centre-ville. Les gens ne prennent plus leur voiture pour un oui ou pour un non. Le bus est vraiment rentré dans les moeurs, poursuit Laurence Jaunault, responsable transport de Vitré communauté. À présent, notre seul concurrent, c’est la marche à pied. Quand il fait beau, les bus se vident. Et se remplissent à la moindre averse».

Victime de son succès

Une récente enquête, menée auprès des usagers, faisait état de 98% de satisfaction. «Pourtant, il reste des choses à améliorer. Car nous sommes victimes de notre succès. Sur la ligne 1, par exemple, il est difficile de trouver une place le matin. Les bus sont pris d’assaut par les lycéens». Un renforcement de la ligne, à certaines heures, est prévu. Autre projet: la prolongation de la ligne boulevard de Laval jusqu’à l’aire des gens du voyage. «Dans un souci d’égalité de traitement de tous les usagers», précise Pierre Lory-Forêt. Bientôt, tous les enfants pourront aller à l’école en bus.

Une douzaine de villes ont franchi le pas

En quelques années, la gratuité des bus s’est étendue à une douzaine de villes françaises.

Le modèle économique qui prévaut reste le financement par la taxe transport, versée par les entreprises de plus de neuf salariés. Équation qu’on peut difficilement résoudre dans les plus grandes agglomérations aux réseaux plus musclés. La première ville à avoir franchi le pas, dans les années soixante-dix, est Colomiers, dans la banlieue de Toulouse. Dans cette ville, la gratuité n’est pas un vain mot. En effet, outre les bus, le stationnement ne coûte pas un centime ainsi que la plupart des expositions artistiques. Au fil des ans, le réseau s’est étoffé pour atteindre huit lignes aujourd’hui.

D’Aubagne à Mayenne

Compiègne, Châteauroux, Issoudun, Mayenne, Bar-le-Duc, Castres, Vitré, Manosque, Aubagne, Libourne et Figeac ont suivi le mouvement. Toutes tendances politiques confondues. Pour le plus grand bonheur de l’extrême gauche qui défend, depuis longtemps, l’idée de transports publics gratuits. À Aubagne (13), la gratuité pour tous a été instaurée l’an dernier. Auparavant, seuls les Rmistes et les plus de 60 ans en bénéficiaient. La fréquentation des bus a augmenté de 70%. Pour financer le réseau, la taxe transport est passée de 0,6% à 1,5%. En contrepartie, les lignes ont été prolongées jusqu’aux portails des entreprises. En mairie, on assure que la fréquentation des parkings a baissé de 20% dans l’hypercentre et que les commerces y sont plus fréquentés qu’avant. À Castres, dans le Tarn, qui a basculé vers la gratuité en octobre2008, le nombre de passagers a bondi de 76%. Avant, la carte annuelle coûtait 142€.

Baisse significative des incivilités

À Châteauroux, dans l’Indre, ville de 50.000 habitants, la gratuité est effective depuis 2002. Ici, en un an, le nombre de personnes transportées est passé de 1,5million à 2,7millions. On a compté plus de 20% de nouveaux usagers. Et un nombre croissant de personnes n’hésitant plus à prendre le bus plusieurs fois par jour. En parallèle, et c’est très intéressant, on a noté une baisse significative des incivilités dans les transports publics. À Libourne, en Gironde, le bus gratuit est entré en action le 28 août dernier. Il est financé par la taxe transport qui a été portée à 1%. Dans les mois à venir, le réseau devrait s’étoffer avec la création de nouvelles lignes et la mise en circulation de nouveaux véhicules. La ville a aussi dans ses cartons des projets de petites navettes électriques pour desservir le centre-ville. Plus près de nous, Mayenne (53) dispose également d’un service gratuit. Très modeste, il n’est composé que d’un seul bus qui dessert quatre lignes, à raison de deux allers-retours par jour.

Source : http://www.letelegramme.com

Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Article de Presse.

Tagged with , , , , , .


Quel transport en commun pour Caen en 2030 ?

Quel transport en commun pour l’agglo en 2030 ?

Pérenniser ou remplacer le TVR ? C'est un sujet qui sera sur le tapis lors des treize réunions publiques de concertation.

Pérenniser ou remplacer le TVR ? C’est un sujet qui sera sur le tapis lors des treize réunions publiques de concertation.

Moderniser la ligne 1 du tram ? Lancer la ligne 2 ? Tous les projets de « mobilité durable »feront l’objet de 13 réunions publiques.

Ligne 1 (nord-sud)Éric Vève, président de Viacités, le syndicat des transports en commun de l’agglo, entend lier tous les sujets liés au transport en commun et de concerter publiquement avant de lancer les projets. Ce sont les finances qui commandent et pour l’avenir le syndicat s’engagerait pour une échéance (et un investissement) de 20 ans après le remboursement complet en 2018. D’où la prudence du président sur les sujets déjà évoqués comme la modernisation et l’extension de la ligne 1 du TVR. Sujet déjà évoqué mais qui passe désormais « par la possibilité de remplacer le TVR par un autre type roulant comme le bus à haut niveau de service, un trolley bus, un tramway fer ou un tramway pneu. » L’extension de la ligne vers Épron/Hérouville et Fleury/Ifs est toujours dans les plans.

Ligne 2 (est-ouest)

Là aussi le travail de prospective est fait « sur le type de matériel roulant en fonction des prévisions de fréquentation (34 000 voyages par jour) et ses impacts. » Éric Vève n’oublie pas « les risques financiers. » Il évoque le souci d’une déclaration d’utilité publique et d’expropriation de terrains pour cette ligne qui passerait par les quartiers Beaulieu/Chemin-Vert et la Presqu’île ; Mondeville 2 et le théâtre et enfin Colombelles aux Rives de l’Orne. Éric Vève a calculé l’impact du lancement de cette ligne 2 : « Il faut trouver 4 millions d’euros par an ! »

Projets mobilité

Les réunions publiques aborderont également les projets de mettre en place un titre unique de transport tram, bus, car, TER, V’éol… ainsi que la mise en place du « post-paiement » pour ne payer que ce qui est consommé. La billettique sans contact est aussi en perspective. On pourra ainsi utiliser des billets sans contact, cartes bancaires, clés USB ou téléphone mobile. Mobilité encore avec les réflexions menées sur les parcs-relais ou le covoiturage.

Réunions publiques

Treize réunions publiques sont programmées dans l’agglo du 6 octobre au 3 décembre. Les réunions caennaises ont lieu les 21 octobre, 10 novembre, 23 et 25 novembre. Un registre sera à la disposition du public et un blog ouvert (www.blog.viacites.org). « Avec des échéances à 20 ou 30 ans, ça vaut le coup d’avoir le temps de la réflexion », a conclu Éric Vève pour inciter les personnes à se déplacer.

Éric AUPOIX.
Ouest-France
Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Article de Presse.

Tagged with , , , , , , .


Gratuité des transports alternatifs !

Depuis le 15 Mai 2009, Aubagne, la capitale des Santons dans la belle région Provence-Alpes-Côte d’Azur, mérite également d’être réputée pour une toute autre spécialité : son réseau de bus entièrement gratuits.

C’est le résultat d’un choix politique, économique et social audacieux trouvant son origine dans une volonté affirmée de mettre en avant tous les avantages des transports en commun en milieu urbain.

Le maire communiste d’Aubagne , Daniel Fontaine, a su tirer expérience d’autres villes comme Le Mans, Clermont-Ferrand et Châteauroux pour révolutionner la place et le rôle des transports en commun dans son agglomération. Il souhaitait obtenir de nouveaux droits pour les jeunes et plus de solidarité entre les hommes.

Liberté, Egalité et Gratuité

L’année dernière, aux portes de Marseille, l’agglomération du pays d’Aubagne et de l’Étoile dénombrait 330 000 déplacements par jour dont 70 % en voiture ! C’est une réalité que Daniel Fontaine a voulu transformer, pour « créer une nouvelle dynamique de développement ». Selon lui, pour répondre aux besoins des populations et aux enjeux environnementaux, il faut « révolutionner la manière de se déplacer et donc faire preuve de volonté politique ». D’où la démarche, unanimement soutenue par les douze communes de l’agglomération, aux majorités politiques différentes, de mettre en place la gratuité totale des bus de l’agglo.

Tenant compte d’une tarification qui était déjà très modique, «l’une des plus faibles de France », la vente des billets ne rapportait que 693 000 euros par an soit 7 % des recettes contre environ 50 % pour une grande ville comme Marseille. L’opportunité s’est alors concrétisée lorsque l’agglomération a atteint la barre des 100 000 habitants, ce qui lui a permis de faire évoluer le taux de la « taxe transport » dont sont redevables les entreprises de plus de 9 salariés de 0,6 % à 1,05 %. Le passage à la gratuité du réseau autobus et donc le surcoût d’un tel investissement a été intégralement financé par l’augmentation des recettes liées au versement transport.

« Aujourd’hui l’objectif est largement dépassé », comme me l’expliquait ce matin Nathalie Castan, responsable du service transport à l’Agglomération d’Aubagne.
La mairie d’Aubagne avait prévu une augmentation de 50 % à horizon fin 2011, et un doublement, soit une augmentation de 100 %, à horizon fin 2017. Les chiffres sont au rendez-vous : de 7800 utilisateurs par jour en décembre 2008, la fréquentation est passée à 12 300 aujourd’hui. En décembre dernier la croissance moyenne journalière s’enregistrait à 57%, des données très prometteuses pour l’avenir ! Si bien que le taux de la taxe versement transport plafonné et imposé par la loi a désormais atteint les 1,8 %. Cela permet à la mairie de concrétiser son autre projet grande échelle de transport en commun en site propre : la création d’une ligne de tramway entre la zone économique des Paluds, le centre ville d’Aubagne et la Penne sur Huveaune et tout cela pour un tarif toujours unique : la gratuité. A terme, sera étudié la faisabilité d’une interconnection avec le tramway de Marseille, sur l’ancien site du tramway L40 qui reliait Marseille à Aubagne jusque dans les années 50.

Le transport gratuit, c’est possible et même nécessaire. En cette période de crise, il est souhaitable que l’exemple d’Aubagne se répande dans toutes les villes et agglomérations de France.

La raison du succès d’un tel projet tient sûrement dans son potentiel séduction. Les automobilistes ne peuvent qu’être conquis par la simplicité et la facilité d’utilisation d’un service de transport gratuit où les freins d’achat des titres de transport et de perte de temps occasionnée volent en éclat.
Essayer un bus Aubagnais, c’est l’adopter !

Source : http://www.citycle.com/gratuite-des-transports-alternatifs/

Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Article de Presse.

Tagged with , , , , , , , .


L’agression de trop pour le « contrôleur » Twisto

L’agression de trop pour le « contrôleur » Twisto

Ali Ladjadj (à droite), soutenu par des représentants syndicaux de Twisto. De gauche à droite, Pascal Marie (CFDT), Frédérique Auvray (Sud), Pascal Joly (Sud), Karine Porcheront (CFDT) et Hervé Brière (Sud).

Ali Ladjadj (à droite), soutenu par des représentants syndicaux de Twisto. De gauche à droite, Pascal Marie (CFDT), Frédérique Auvray (Sud), Pascal Joly (Sud), Karine Porcheront (CFDT) et Hervé Brière (Sud).

//

//

Après quinze années de service, Ali Ladjadj, 55 ans, a été déclaré inapte, en novembre 2009. Le 15 octobre, il a subi une pluie de coups dans un tram bondé.

Le jeudi 15 octobre, j’étais en mission de vérification, de 18 h 15 à 22 h 15. Nous sommes partis avec deux équipes. Le jeudi est toujours une soirée particulière. On sait qu’elle est chaude. Les polices nationale et municipale sont très prises.À 21 h 30, nous sommes appelés par le poste de commandement. On nous demande d’intervenir aux Quatrans, sur la ligne 2 du bus qui descend du Mémorial. Le chauffeur n’en peut plus. En entrant dans le véhicule, on tombe sur 48 personnes, des jeunes âgés de 20 à 25 ans, tous alcoolisés. On décide de prendre toutes les cartes d’identité.

La police municipale arrive en renfort. On contrôle tout le monde. Ce sont des étudiants du Campus 2. On ne verbalise pas : normalement, ce n’est pas à nous d’intervenir. C’est la première fois que je vois autant de personnes alcoolisées dans un bus. On voit bien que l’alcool monte crescendo. On se fait insulter, mais il n’y a pas de violence. On gère.

Six minutes plus tard, nouvel appel du poste de commandement. On nous signale des débordements dans un tram. À 22 h 15, le tram se présente. Nous sommes huit vérificateurs et huit policiers municipaux. Seuls les vérificateurs entrent. A l’intérieur, l’ambiance est infecte. Sur les 70 passagers, on dresse 35 procès-verbaux pour des trajets sans titre de transport.

«Des gars de bonne famille»

L’équipe a envie de rentrer. La police municipale est appelée pour des coups de couteau. Un autre problème survient sur un tram. Un conducteur a appelé pour un souci sur le tram A, qui vient du campus Côte-de-Nacre. On ne se sent plus en sécurité.

Quand le tramway s’arrête place de la Mare, on découvre 100 à 130 personnes à l’intérieur. Par les fenêtres, on voit des jeunes suspendus aux barres, d’autres en train de boire des mélanges dans des bouteilles en plastique. Je me présente à la dernière porte. On demande juste aux gens qui boivent de descendre.

On se fait insulter. Pendant que la rame roule, un gars se jette pour actionner l’ouverture de secours. Quatre fois, il revient à la charge. La pression monte. À l’arrière, on se retrouve avec 30 à 40 personnes qui poussent.

À l’ouverture des portes, je tombe sur le dos. Dans le mouvement, un client agressif chute au même moment. Son nez heurte une poubelle métallique. C’est là que je prends des coups, dans les jambes, dans le dos. Je me faisais insulter. J’essaie d’appeler les secours. Deux policiers municipaux arrivent.

Je vais faire des examens médicaux. Au moment de déposer plainte, je découvre que ce ne sont pas des gars de quartier. Plutôt de bonne famille. Au commissariat, je suis placé sous le régime de la garde à vue. Je sais que je suis considéré comme procédurier. Il est 0 h 20. J’ai faim, soif. Je souffre du dos et du pied.

Le médecin me signe d’abord une interruption totale temporaire de quatre jours. Puis 18 jours d’arrêt de travail. Avant une inaptitude définitive, décidée lors de la visite à la Médecine du travail, le 3 novembre. Mes lombaires sont touchées, avec un écrasement des disques. Après les événements du 15 octobre, je n’ai jamais pu reprendre mon poste.

En 15 années de carrière, j’ai subi une quarantaine d’agressions physiques. On ne peut pas faire son travail, c’est devenu compliqué avec la drogue et l’alcool. Il y a eu un basculement depuis l’arrivée du tram.

Josué JEAN-BART. Ouest-France

Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Article de Presse.

Tagged with , , , , , , , , .


Occupation des locaux de Twisto à Caen

Occupation des locaux de Twisto à Caen

Une cinquantaine de personnes ont occupé les locaux de twisto à Caen pour réclamer la gratuité des transports en commun pour tous. Cette action a duré jusqu’à la fermeture des locaux et c’est déroulé dans le cadre de la journée de manifestation du CREP (Collectif de Réappropriation de l’espace public).

Quelques photos :

2009-12-12-010

2009-12-12-012

Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in News.

Tagged with , , , , , , , , .


Twisto : les nouvelles lignes prennent la route lundi

A partir du 31 août, l’agglomération modernise son réseau de transports. Pour que personne ne se perdedans les mailles, Twisto et Viacités ont pensé à tout. Sauf à la grève.

Ce qui change dès lundi. Principale métamorphose, la mise en place des Lianes. Ces quatre « Lignes à niveau élevé de service », complétées du tramway, constitueront le squelette du nouveau réseau.A large amplitude horaire (de 5 h 30 à 0 h 30), les bus y passeront toutes les dix ou quinze minutes. En clair, plus de bus, plus tôt et plus tard, pour assurer lors des heures de pointe de plus en plus étalées.

Finie aussi, l’heure où Twisto se calquait sur les calendriers scolaires. Avec la suppression des horaires Pastel, petites vacances ou non, en semaine, les horaires seront inchangés.

Et ce n’est pas tout : Twisto renforce les transports du dimanche et les voyages à la demande. Instauré en janvier, le service connait déjà ses premiers succès. « Sur certains horaires clés, maintenant, le passage est systématique » dévoile par exemple Eric Steil, directeur chez Twisto.

Mais tout n’est pas rose. A Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, il y aura 30% de bus en moins. Pénalisée par sa faible activité économique et sa scission par le périphérique, la commune va devoir s’adapter à cette réduction. Le maire, Joël Cosson, s’est prononcé contre. Pour lui, ce rééquilbrage territorial entre les villes de l’agglomération est très pénalisant.

Caen, ville modèle ? Eric Vève, président de Viacités, le syndicat des transports en commun, explique : « Face à l’urgence écologique, le réseau ne pouvait pas être amputé comme l’avait prévu l’ancienne équipe municipale ». Depuis l’annonce des 900 000 kilomètres supplémentaires, les projecteurs se sont soudainement braqués sur Caen-la-Mer. Et pour cause, selon le Groupement des autorités responsables des transports, c’est le développement de réseau le plus conséquent de la rentrée. Et cela toutes régions françaises confondues.

Effets collatéraux. Rénover la carte et gonfler le réseau aura permis 80 embauches. Soixante conducteurs ont été recrutés, vingt retraités remplacés. Sans parler de l’achat de 17 bus, qui auront bien rempli le carnet de commandes des constructeurs Heuliez et Irisbus. Enfin, puisqu’un usager de gagné, c’est souvent un automobiliste en moins, les retombées bénéfiques sont immédiates. L’objectif, selon Rudy L’Orphelin, maire-adjoint de la ville, n’est plus d’offrir « un transport à ceux qui en sont privés », mais de convertir de nouveaux clients. Voire d’esquisser, sur ces longues Lianes, les TSCP (Transports en commun en site propre) qui irrigueront Caen, demain…

Démarrage raté ? Pas dupes, les syndicats appellent à une journée de grève, lundi. La CFTC, Force Ouvrière et Sud réclament une meilleure reconnaissance du travail des conducteurs de tram et ont bien saisi l’enjeu de cette date de rentrée. « Les revendications ont déjà été abordées, la moyenne de la hausse salariale est de 3 %, mais les organisations syndicales en redemandent », regrette Eric Steil, qui voit déjà la journée de lundi comme « un démarrage raté de course de fond ». Les partenaires sociaux devraient se rencontrer lors des négociations annuelles obligatoires, avancées de plusieurs semaines en raison du mouvement.

Question tarifs, Viacités se réjouit toujours de sa nouvelle grille, mais dit comprendre « les réactions de certains usagers ». Enfin, que les partisans de transport non payants se fassent une raison. Eric Vève de Viacités le dit : « La gratuité ? J’y suis farouchement opposé ».

Source : Claire ROBIN. Ouest-France
Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Article de Presse.

Tagged with , , , , .


Les nouveaux tarifs de bus : du baratin !

L’antenne caennaise de la CLCV, association de défense des consommateurs, réagit vivement à la campagne menée par Twisto et Viacités pour promouvoir la nouvelle grille tarifaire.

Lantenne caennaise de la CLCV, association de défense des consommateurs, réagit vivementà la campagne menée par Twisto et Viacités pour promouvoir la nouvelle grille tarifaire.

Jean-Claude Le Crom, président de l'union locale de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie)

Qu’est-ce qui vous a fait réagir ?

Des collègues de travail m’ont interpellé, sur la hausse du carnet de dix tickets, de l’abonnement mensuel. Des personnes âgées très critiques des tarifs sont venues à l’association. J’ai donc dressé un tableau comparatif pour y voir clair. Tableau que nous referons chaque année. Mon propos ne se veut pas polémique, il se base sur un constat objectif : quand on regarde les pourcentages, on s’aperçoit que pas mal de choses ont augmenté.

Vous critiquez la campagne publicitaire menée par Twisto et Viacités ?

En fait, la goutte d’eau, c’est cette campagne marketing très agressive. Avec ce TVR bardé de « Whaou ! », les annonces d’offres « exclusives pour tous », de « jackpot » et « banco ». Que Viacités, syndicat mixte des transports en commun, s’associe à cela, c’est un peu gros compte tenu de la réalité. Les usagers ne sont pas dupes.

C’est-à-dire ?

Cette campagne publicitaire, c’est du baratin, de la fumée. Pour les usagers, c’est le porte-monnaie qui compte. Le ticket 1 voyage l’unité baisse de 5 %. Bien. Mais qui l’utilise ? Quels sont les volumes ? À part ce ticket, où est la baisse ? Presque tout augmente. Le tarif annuel jeune ? Il ne diminue que parce que les 19 € de cotisation disparaissent. En outre, l’abonnement mensuel grimpe de 12 %. Par ailleurs, le tarif réduit n’est pas si réduit, si solidaire que cela. À 29,65 € l’abonnement au mois, il coûte 17 % de plus que le meilleur abonnement de l’an dernier.

Viacités souligne que certains tarifs augmentent certes, mais moins qu’ils n’auraient dû…

Cet argument me met hors de moi. D’une part, la France ne connaît pas d’inflation actuellement. L’explication de Viacités, c’est du boniment. D’autre part, moi je suis consommateur : ce qui m’intéresse, c’est ce que je paie vraiment. Pas qu’on me dise que si ma grand-mère avait eu un vélo, cela aurait été comme ça. Les usagers n’attendent pas des justifications théoriques. Surtout quand on voit cette réclame. Qui a coûté combien d’ailleurs ?

Rien ne va ?

Tout n’est pas noir. On relève des points intéressants. Que les bénéficiaires de la CMUC (Couverture maladie universelle complémentaire) bénéficient de 50 % de réduction, c’est bien. Que le ticket unitaire baisse, OK. Que les personnes handicapées ne paient pas plus que le tarif général aussi. Mais pour le reste, le compte n’y est pas. Il aurait fallu, pour être clair, une baisse généralisée. Ce que les usagers attendaient. Pas des effets d’annonce, surtout en ces temps difficiles.

Source :

Recueilli par Virginie JAMIN. – Ouest-France
Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Article de Presse.

Tagged with , , , , , , , , .


Réunion du Collectif

Réunion du Collectif Transports Gratuits 14 Mercredi 4 Février 2009 à 17H30 au sous sol du bâtiment Lettres (campus 1)

(voir la carte)

Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Prochaine Réunion.

Tagged with .


Prochaine réunion

PROCHAINE REUNION:

MERCREDI 28 Janvier 2009 à 17H30

RDV SOUS-SOL DU BATIMENT LETTRES

UNIVERSITÉ DE CAEN (campus 1)

(Voir carte çi dessous)

Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Prochaine Réunion.

Tagged with , .


Réunion : 18 décembre 2008 à 17h30

Nous vous invitons à une réunion le Jeudi 18 Décembre 2008 à 17h30, sous sol Bâtiment lettre, campus1, université de Caen, pour discuter de la possibilité d’instaurer la gratuité et des éventuels moyens à utiliser pour l’obtenir.

Share and Enjoy:
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • MySpace
  • Print
  • Wikio FR

Posted in Prochaine Réunion.

Tagged with , , .