L’usine Bosch de Mondeville se lance dans le vélo électrique

Après une usine de vélo pliant qui va ouvrir à St-lô, dans la Manche, on apprend aujourd’hui que la société Bosh va assembler moteurs et batteries électriques pour les vélos. A ce rythme là, la Basse-Normandie pourrait devenir la région européenne leader dans les nouvelles mobilités urbaines. On pourrait imaginer la mise en place d’un cluster (Pôle de compétitivité) sur ce domaine. Et pourquoi pas dans la friche militaire du 18ème RT ? Tant qu’on y ait, sur ces hectares en friche, on pourrait construire un terrain de Bike Polo indoor et un terrain outdoor, un circuit de VTT, un anneau couvert pour le cyclisme sur piste, une maison du vélo, un circuit « critérium » pour le cyclisme sur route, un gymnase (existe déjà sur le site ainsi que de nombreux hangars, bureaux, logements et même une piscine …) pour le Cyclisme Artistique, une piste pour le cycle speedway’s, une piste de BMX et plein d’autres choses (comme par exemple, hôtels et restaurants pour accueillir les teams du monde entier qui viendront s’entrainer sur ce site ) !

Le site du 18ème RT est à 5,2 km par la route de la Mairie de Caen et 4,3 km à vol d’oiseaux.

Ci dessous, l’article de Ouest France

La production en série a démarré début janvier.

Vis, pignon, circuit imprimé, calibrage et test… En une dizaine d’étapes, manuelles pour un certain nombre, les moteurs sont assemblés. Des moteurs électriques pour vélos. À côté, la ligne dédiée aux batteries. Les deux voisines sont les dernières nées de l’usine Bosch (850 salariés), à Mondeville. Acte de naissance : le 3 janvier, avec le début de la production en série. Présentation, avec test à l’appui : hier jeudi, à une vingtaine de journalistes, presse allemande et spécialisée pour la majorité.

Avec l’eBike en Europe (et le scooter électrique à venir en Chine), l’équipementier automobile se diversifie, investit dans l’e-mobilité (mobilité électrique), qui constitue « une tendance générale du marché ». Avec un objectif ambitieux pour l’eBike : « Nous visons une part de marché de 20 % à moyen terme », décrit Rainer Jeske. Directeur de la division eBike pour le groupe, il était présent hier.

« Centre excellence »

A l’issue d’une « compétition interne », avec « beaucoup » de sites en lice, Mondeville a été choisi pour accueillir cette nouvelle production, « stratégiquement importante » pour Bosch (280 000 salariés dans le monde). « Le centre d’excellence est ici. »

Pourquoi la Normandie ? « D’abord, un site en Europe, pour un produit destiné à ce marché. Ensuite, les compétences qui sont ici pour accueillir ce projet, la flexibilité, la capacité des ingénieurs », résume Rainer Jeske. « On est très fiers, sourit Christophe Barret, directeur de l’usine. C’est un nouveau produit, lancé en France, en Normandie. Cela montre que même dans un monde très concurrentiel, on arrive à faire des choses innovantes. »

Moteurs et batteries sont assemblés à Mondeville. Ils comportent des circuits imprimés produits dans l’usine et conçus (design et logiciels) en Allemagne, par la division Développement. Le chargeur et l’écran de contrôle (qui se fixe sur le guidon) sont construits ailleurs, puis acheminés. Mondeville servira de « base logistique de distribution pour toute l’Europe ». Pour l’instant, Bosch compte treize clients constructeurs de cycles, parmi lesquels KTM et Scott.

Le bloc moteur de Bosch se place sur le pédalier. Poids, avec batterie et écran : 6 kg. Autonomie : 80 km en moyenne. Jusqu’à 145 km en conditions optimales. La batterie se charge à « 80 % en une heure et demi, complètement en deux heures trente », détaille Christophe Blin, responsable grands comptes pour la France, l’Espagne et une partie des pays scandinaves. Un atout : « On a voulu garder le fonctionnement naturel d’un vélo. Il n’y a pas cette impression qu’un moteur vous pousse, d’avoir trois paires de jambes. »

Pour l’instant, une « trentaine de salariés » travaillent, en deux équipes, sur les deux lignes mondevillaises de l’eBike. « Des lignes simples, légères, adaptables. » En fonction de l’évolution des commandes et produit saisonnier oblige, l’effectif pourrait être porté à une « soixantaine ». Une activité complémentaire donc, pour Mondeville, qui sort de deux années de crise automobile. « On est revenu à un niveau stable, mais sans croissance en Europe. À nous d’adapter notre système. Avec l’eBike, on acquiert une nouvelle compétence. On met le pied dans une nouvelle porte technologique. »

Source : Virginie JAMIN.  Ouest-France