Vivre sans voiture c’est possible

Vélo, transports en commun, covoiturage ou auto-partage, les solutions sont nombreuses pour se passer de sa voiture dans l’agglomération. Le secret, c’est de multiplier les modes de déplacement.

« Nous avons des contraintes physiques qui interdisent la multiplication de la voiture dans la ville ». La problématique est posée par l’adjoint au maire, Gérard Marquié qui pose le défi des années à venir. Mais vivre sans voiture, c’est déjà possible à Toulouse, en multipliant les types de transports alternatifs pour réduire le nombre de véhicules dans le centre ville.

Le vélo

Si les cyclistes ne sont pas encore les rois de la chaussée, « la tendance de fond est plutôt à l’augmentation du nombre de vélos », remarque Florian Jutisz, président de l’association Vélo. Un constat partagé par Sylvain Boux, le directeur de la Maison du vélo : « 50 % des déplacements en ville font moins de 3 km, on peut donc se passer de la voiture la plupart du temps ».

Les usagers de l’association l’ont d’ailleurs compris, puisque la moitié combine vélo et abonnement aux transports en commun. Mais des aménagements doivent encore être réalisés pour que l’intermodalité soit vraiment possible : « Il manque des parkings sécurisés, à Matabiau notamment, aux stations de tram et les aménagements cyclables ne sont pas toujours bien pensés », témoigne Florian Jutisz.

Métro, bus, tram, train

Pour rattraper le retard, la mairie a prévu « d’investir 16 millions d’euros par an pour les transports doux », détaille Joël Carreiras. À l’horizon 2020, Toulouse va ainsi passer de 57 km de transports en site propre à 167 km. Ce maillage plus important permettra d’accueillir toujours plus de voyageurs sur le réseau Tisseo qui connaît une augmentation constante depuis 2002. L’attrait des Toulousains pour les transports en commun passe aussi par le TER, dont la fréquentation a augmenté de 106 % sur les lignes de l’agglomération.

Partager la voiture

Et pour les rares fois où la voiture est indispensable, les Toulousains commencent à adhérer au principe de l’auto-partage. Mobilib a ainsi doublé le nombre de ses adhérents en un an. Et nombreux sont les abonnés à avoir vendu la deuxième voiture du foyer. Car la seule solution pour ne pas rendre la ville irrespirable et difficile d’accès, c’est de multiplier les modes de transports. Les plus sportifs choisiront peut-être le roller comme Guillaume Lucas, le président de Roulez Rose qui va travailler en métro et roller

Covoiturage dans les entreprises

De nombreux sites web permettent de trouver une voiture ou un passager pour à peu près n’importe quel trajet au départ de Toulouse. Depuis 2009, Tisséo propose aussi son service de covoiturage. Idéal pour des trajets domicile-travail, ce service a déjà séduit plus de 2000 personnes, dont 300 sont des covoitureurs réguliers. L’année dernière, 583 000 km ont été parcourus via le service de covoiturage de Tisséo. De plus en plus d’entreprises locales, comme Airbus, EDF, mais aussi le CHU signent des conventions afin d’offrir ce service à leurs salariés.

Le chiffre : 121 000

Kilos > CO2 épargné. En 2010, les 300 covoitureurs réguliers (sur 2020 inscrits) qui utilisent le service de covoiturage Tisseo ont permis d’économiser l’équivalent de 121 000 kg de CO2.

« Il n’y a pas le choix, il faut réduire les voitures en ville et augmenter les transports en commun » Joël Carreiras, adjoint au maire de Toulouse

Source : http://www.ladepeche.fr