Japon : le vélo, une plaie nationale

Voici un article subjectif, anti-vélo primaire, mais qui montre une certaine réalité. Nous connaitrons sans doute la même chose en France, ou du moins le revivrons nous car nous avons déjà connu le vélo de masse. On comprend très vite que les infrastructures vélocypédiques seront (et le sont déjà pour certaines) totalement dépassées. Le principal problème que l’on rencontrera (qui sera nouveau par rapport à la 1ère ère du vélo de masse) c’est la voiture. Si hier, le vélo de masse ne posait pas de problème sociétal, ce ne sera pas le cas demain. En effet, une concurrence (pour ne pas dire une guerre) va se mettre en place entre la voiture et le vélo. Aujourd’hui, c’est plutôt la voiture qui gagne, les cyclistes étant envoyés sur les trottoirs…. ce qui se traduit en partie par l’article ci dessous.

N’oublions jamais que la meilleur piste cyclable (et la moins chère pour le contribuable) c’est la route retirée de ses véhicules polluants.

Tous ceux qui sont un jour venus au Japon – mais aussi tous ceux qui s’y intéressent à distance et qui écument les forums où beaucoup racontent leur expérience passée ou actuelle du pays – savent que la vélocipédie est une véritable plaie dans ce pays que l’on croit attaché au respect d’autrui et au respect des règles en général.

La vérité est pourtant que la bicyclette qui est vue par certains comme l’avenir nécessaire de nos villes engorgées et polluées, est depuis de nombreuses années déjà au Japon envahissante, impudente, insupportable, voire dangereuse.

On verra dans les photos qui illustrent ce sujet des vélos stationnés en plein mileu des trottoirs, ce qui oblige souvent le piéton valide ou handicapé, lui, à contourner l’obstacle, souvent aussi à marcher sur la route.

On en verra d’autres garées en coin de rue en bataille (!) ou carrément à l’entrée-même d’un immeuble, d’un commerce, au pied d’un escalier empêchant quasiment tout accès (normal) à ceux-ci.

On verra des gens empruntant à toute volée des chemins pourtant clairement signalés comme étant interdits aux vélos, et fonçant en direction d’une foule où la grand-mère et la petite-fille doivent s’écarter en vitesse de peur d’être percutées par une lycéenne d’abord, puis quelques secondes après par une dame approchant la cinquantaine. Le sexe et l’âge n’ont rien à voir là-dedans.

On verra des personnes obligées de se contorsionner pour éviter de s’accrocher aux vélos qui encombrent les accès, et des pignons d’immeubles et de magasins désormais encadrés de barrières, comme des camps retranchés, afin d’écarter de soi autant que possible les insolents deux-roues… qui finissent souvent d’ailleurs par être installés devant le sigle d’interdiction, sinon au-delà et même dessus… quand les limites sont dépassées si manifestement et par autant de gens, pourquoi se gêner après tout.

On verra encore des vélos garés en dépit du bon sens dans un tournant, tout près d’un caddie de supermarché abandonné nonchalamment par quelque malappris, tandis qu’une cycliste remonte à côté la rue à sens unique, à l’envers.

Les cyclistes roulent à tout casser, et où ils le veulent: trottoirs et chaussées, tout leur est permis. Ils ne respectent en règle générale pas les feux de signalisation, et de moins en moins les sens de circulation. Ce sont les véhicules rois, jouissant à la fois des prérogatives des piétons et des automobilistes, tout en échappant aux contraintes qui leurs sont appliquées.

Et que fait la police ? En général, rien. Elle pratique le plus souvent la politique de l’autruche. Au mois de juillet dernier pourtant, un policier s’est avisé de dresser une contravention à une de ces très nombreuses personnes qui pédalaient tout en pianotant sur son téléphone portable. Tollé national ! Et pourtant tout le monde reconnaît que tripoter son téléphone en conduisant son vélo est clairement un comportement à risque mais que veut-on, au Japon aussi de plus en plus, il est devenu « interdit d’interdire »…

Plusieurs formules pour réguler la marche des vélos ont été tentées ces dernières années, avec le peu de succès que l’on sait. Pareil pour le parcage de ces moyens de transport certes écologiques, mais dont le nombre et l’omniprésence sur et le long des trottoirs ont fini par devenir eux-même une forme de pollution, de nuisance.

La dernière trouvaille de la police incapable de faire régner l’ordre et les lois déjà existantes: généraliser la matérialisation des voies pour vélo telles qu’ont peut déjà en voir sur certains trottoirs des grandes villes. Le principe en est extrêmement simple: on divise par un simple marquage au sol le trottoir en deux dans le sens de la longueur, un couloir pour les vélos, un autre pour les piétons.

Hélas le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est loin de fonctionner comme j’ai pu le constater des milliers de fois en marchant sur des trottoirs ainsi préparés. Et tout ce que cela entraînera, ce seront de nouvelles dépenses en « maquillage des rues » et un délaiement statistique pour cause de laps d’observation de l’expérience. Et pendant ce temps, les vélos continueront de filer comme le vent, frôlant les gens, les percutant aussi comme je l’ai si souvent vu, agaçant les oreilles de leurs sonnettes impatientes ou des crissements de leur freins volontairement provocateurs…

Bref, le vélo c’est bien beau sur le papier, mais quand il y en a des millions en mouvement et à l’arrêt sans que rien n’ait été prévu pour les canaliser, ça devient vite ce fameux enfer dont le chemin d’accès est pavé de bonnes intentions.

Et enfin, gardons-nous de rire de ce qui afflige le Japon, car depuis quelques années ce qui s’y passe semble vouloir se transporter dans les autres pays. Alors aujourd’hui le Japon, demain les USA et après-demain, la France ?

Remarque: puisque le cycliste n’est quasiment plus réprimandé en cas d’infraction au code de la route, les conducteurs de scooters, voire de grosses motos, ont commencé, eux aussi, à rouler un peu n’importe où, n’importe comment, et à stationner de la façon la plus incommode, voire la plus méprisante pour tout le monde. On en trouve un petit exemple sans trop de gravité dans une des photos présentées ici, qui donne à voir quelqu’un qui s’est servi d’un interstice normalement emprunté par les piétons pour accéder à un petit supermarché, comme d’une alvéole privative pour son scooter… bouchant ainsi en croix une partie du trottoir. Je lui ai lancé un regard noir quand il est venu reprendre son engin, ce qui n’a pas eu l’air de le tracasser le moins du monde. Le Japon nage en pleine perte de repères, beaucoup le disent désormais, mais tout le monde semble impuissant, à l’image de M. Abe Toru, directeur de l’académie d’éducation du département de Shizuoka qui déclarait il y a quelques jours à propos de nouveaux cas d’agressions sexuelles à répétition étant le fait de professeurs travaillant sous son administration: « En ce qui me concerne, il n’y a plus rien que je puisse y faire« . Dure réalité.

Source : http://www.citizenside.com

Velo si lourd par Cartus Beton (5)

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Velo si lourd   original (5)