Autoroutes à vélos : un projet étudié à Toulouse

Nées en Europe du Nord, les autoroutes cyclables s’implanteront-elles un jour dans l’agglomération toulousaine saturée de voitures ? L’idée est à l’étude.

Des pistes cyclables larges d’au moins trois mètres, des feux de circulation réglés sur la vitesse des cyclistes mais aussi des stations de gonflage, des points d’eau… Ce paradis du cycliste existe bel et bien. C’est le cas, par exemple, à Copenhague, la capitale du royaume du Danemark, où, sur des autoroutes cyclables toujours entretenues, le cycliste peut filer à fond de train, sans entrave, oubliant d’autant plus aisément sa voiture au fond du garage…

Des autoroutes à vélos pourraient-elles voir le jour dans l’agglomération toulousaine où la voiture règne en maître depuis longtemps ? L’idée est sérieusement étudiée par la communauté urbaine où l’élu écologiste Philippe Goirand, chargé du dossier vélo, l’a promue.

Pour l’heure, l’élu vert veut rester mesuré : il ne s’avance ni sur un calendrier, ni sur les axes qui pourraient être aménagés. L’idée serait plutôt d’expérimenter la formule sur un ou plusieurs parcours à décider en accord avec les associations de cyclistes. Mais dans une agglomération saturée par la voiture, et où la pratique du vélo monte en puissance, l’autoroute cyclable présenterait de sérieux atouts. « C’est difficilement imaginable dans un centre ville comme Toulouse. En revanche, c’est un concept intéressant dans le périurbain », souligne Philippe Goirand qui, au mot autoroute, difficile à entendre pour une oreille de cycliste, préfère l’expression de « réseau express vélo ».

Pour atteindre l’objectif de « voies cyclables structurantes », l’élu toulousain travaille sur des « axes prioritaires », sous la forme, pour l’heure, de bandes cyclables. Quatre axes ont été déterminés : la Garonne (avec les projets Busquets et Garonne, des pistes doivent voir le jour sur les quais) ; du centre-ville à Ramonville via Saint-Michel et Jules-Julien ; l’avenue de Muret et la route de Seysses ; la rue du Faubourg-Bonnefoy et la route d’Albi. Ce qui n’exclut pas d’autres secteurs comme la route de Saint-Simon et les abords d’Airbus.

Un nouveau chapitre a également été écrit avec la charte des aménagements cyclables qui fixe les contraintes techniques des pistes et bandes cyclables. Une charte que Philippe Goirand veut « évolutive » au cas où naîtraient les autoroutes.

Source : ladépèche.fr