La gendarmerie teste les patrouilles à vélo

Les gendarmes de Montmorillon et Lussac ont été dotés de vélos, destinés à mener des patrouilles en ville et sur les chemins ruraux.

Leur passage dans les rues suscite encore l’étonnement : depuis quelques semaines, les gendarmes de la communauté de brigades (COB) de Montmorillon utilisent des vélos pour mener certaines patrouilles.

A vélo, on voit les choses différemment et les gendarmes sont vus différemment, constate le lieutenant Jean-Pierre Berger, commandant de la COB qui regroupe les brigades de Montmorillon et Lussac-les-Châteaux : « L’objectif de ce «  service de prévention de proximité  » est de rendre les gendarmes plus accessibles. L’idée n’est pas de faire 70 km en quatre heures, mais de s’arrêter régulièrement pour prendre contact, parler avec les gens. Ce qu’on ne fait pas lorsqu’on traverse un village à bord d’un véhicule. On ne descend que si c’est nécessaire ».

Prévention d’abord, mais le carnet de PV est dans la sacoche

La mission des gendarmes cyclistes repose donc sur la prévention et la surveillance, notamment dans les secteurs peu visités lors des rondes en voiture, dans un rayon de 10 km autour de leurs brigades : « A vélo, on peut emprunter des chemins non carrossables, mais aussi des allées, des impasses ».
Les limites de la bicyclette leur interdisent de participer aux interventions (accident de la route, arrestations, etc), « à moins qu’un événement se produise tout près de leur secteur, mais ce n’est pas l’objectif ». Ils emportent cependant l’armement réglementaire (pistolet, matraque) et le carnet de timbres-amendes : « Ils peuvent tout à fait se placer sur une intersection pour faire un contrôle routier », précise l’officier.
Le lieutenant Berger ne le cache pas, cette forme de patrouille est «  coûteuse  » sur les plannings des deux brigades, fortes de huit et neuf militaires : « Affecter deux gendarmes aux patrouilles à vélo est conditionné à l’effectif disponible, car il faut assurer la permanence de l’intervention (un équipage prêt à partir en voiture) et l’accueil dans les brigades. » Le recours aux bicyclettes devrait toutefois être une source d’économie en terme de carburant. Les unités de la gendarmerie ont toutes été priées, ces dernières années, de réduire leurs consommations.

Source : Sébastien Kerouanton – La nouvelle république